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Emmanuel Macron, Donald Trump et Vladimir Poutine
Crédit : AFP
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Un tournant majeur dans les équilibres géopolitiques internationaux. Ce samedi 3 janvier 2026, après des frappes américaines nocturnes sur Caracas, les États-Unis ont indiqué avoir capturé et exfiltré le président Nicolas Maduro et sa femme.
Dans la foulée, le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a annoncé "le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, systèmes d'armes pour la défense intégrale" du territoire national. Une escalade sans précédent qui, bien entendu, fait réagir à l'international, notamment les soutiens du pays d'Amérique du Sud. Le Président de la République française Emmanuel Macron "suit de près la situation au Venezuela et s'entretient avec ses partenaires régionaux", a également fait savoir l'entourage du chef de l'Etat.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné la capture du président vénézuélien lors d'une opération qui "contrevient" au droit international, estimant qu'"aucune solution politique durable" dans le pays "ne saurait être imposée de l'extérieur".
La Russie a condamné l'attaque militaire américaine contre le Venezuela, estimant que "l'hostilité idéologique" avait prévalu sur la diplomatie. "Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d'agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément inquiétant et condamnable", a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Moscou demande des éclaircissements "immédiats" sur la situation du président vénézuélien, se disant "extrêmement alarmée" par les informations indiquant qu'il a été "emmené de force" hors du pays. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a réitéré le soutien de Moscou à Caracas, son allié principal en Amérique du Sud, dans un entretien par téléphone avec la vice-présidente du Venezuela Delcy Rodriguez, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
"À la lumière d'informations confirmées sur la présence du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse aux Etats?Unis, nous exhortons les autorités américaines à reconsidérer cette position et à libérer le président légalement élu d'un pays souverain ainsi que son épouse", a déclaré le ministère.
L'Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a également condamné "fermement l'attaque militaire américaine", fustigeant "l'agression illégale des États-Unis", ennemi de la République islamique.
Le président colombien, Gustavo Petro, a été l'un des premiers dirigeants étrangers à dénoncer ces bombardements, qualifiés d'"agression contre la souveraineté" de l'Amérique latine, et affirmant qu'elles entraîneraient une crise humanitaire.
Plus tôt, il avait demandé une réunion "immédiate" de l'Organisation des États américains (OEA) et de l'ONU pour se prononcer sur la "légalité internationale" de cette "agression" contre le pays voisin.
Gustavo Petro a également annoncé avoir ordonné le déploiement des militaires à la frontière entre la Colombie et le Venezuela pour en "préserver la stabilité". Donald Trump a affirmé en conférence de presse que son homologue colombien, Gustavo Petro, devrait "faire gaffe à ses fesses". "Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. (...) Il fabrique de la cocaïne et l'expédie aux Etats-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses".
Le gouvernement espagnol a, de son côté, proposé de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les États-Unis. "L'Espagne appelle à la désescalade et à la modération", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant "à cet égard (…) disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle".
La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a appelé à la "retenue" et au respect du droit international au Venezuela. Sur le réseau X, elle a précisé avoir échangé par téléphone avec le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, auquel elle a rappelé que l'UE contestait la légitimité démocratique de Nicolas Maduro. Mais "en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés", a-t-elle écrit.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que tous les pays devaient "respecter le droit international". Le Royaume-Uni n'a pas "participé à cette opération (...) et je crois fermement que nous devons tous respecter le droit international", a-t-il ajouté.
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