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Le président de Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, a déclaré la loi martiale à Séoul, le 3 décembre 2024.
Crédit : Handout / South Korean Presidential Office / AFP
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Le tribunal de Séoul a rendu son verdict ce 16 janvier 2026, condamnant l'ancien président Yoon Suk Yeol à cinq ans de prison. Cette décision fait suite à des accusations d'obstruction à la justice et d'autres délits, dans le cadre de sa tentative avortée d'instaurer la loi martiale en décembre 2024.
Ce jugement est le premier de toute une série de procès qui s'annoncent déterminants pour l'avenir politique de l'ancien chef d'État.
En plus de cette condamnation, l'ex-président Yoon Suk Yeol fait face à un autre procès où il est accusé d'insurrection. Cette charge, bien plus grave, pourrait lui valoir la peine de mort, une demande déjà formulée par le parquet. Le verdict de ce second procès est attendu pour le 19 février prochain, et pourrait sceller définitivement le sort de l'ancien président.
L'accusé a affiché une attitude qui méprisait la Constitution
Le président du tribunal, Baek Dae-hyun
Vendredi, le tribunal du district central de Séoul s'est prononcé sur un des multiples volets secondaires de l'affaire qui a plongé le pays dans plusieurs mois de manifestations massives et d'instabilité politique. Il était reproché à Yoon Suk Yoon d'avoir exclu des membres du gouvernement d'une réunion sur la préparation de l'instauration de la loi martiale, ainsi que d'avoir empêché les enquêteurs de l'arrêter.
"Bien qu'il ait eu le devoir, avant tout autre, de faire respecter la Constitution et l'État de droit en tant que président, l'accusé a au contraire affiché une attitude qui méprisait la Constitution", a déclaré le président du tribunal, Baek Dae-hyun, en rendant son jugement. "La culpabilité de l'accusé est extrêmement grave", a-t-il ajouté.
Yoon Suk Yeol avait tenté d'instaurer la loi martiale en 2024, justifiant cette mesure exceptionnelle par le blocage du budget par un Parlement contrôlé par l'opposition. Il avait affirmé vouloir protéger le pays des "forces communistes nord-coréennes" et éliminer les "éléments hostiles à l'État". Cependant, il avait dû faire marche arrière après que des députés ont réussi à voter la suspension de son décret.
Cette tentative de prise de pouvoir autoritaire, sans précédent depuis les dictatures militaires des années 1980, a conduit à sa destitution par la Cour constitutionnelle en avril. Cette décision a entraîné une élection présidentielle anticipée, remportée par Lee Jae Myung, candidat de l'opposition de gauche.
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