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Arnaud Denis, comédien, raconte sur RTL comment sa vie est devenue un cauchemar après une opération.
Crédit : Capture d'écran Instagram
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"C'est un cauchemar au quotidien, je ne peux pas dire autre chose". En 2023, Arnaud Denis se fait poser une prothèse pour une hernie à l'aine. Une opération banale sur le papier. Trois ans plus tard, le comédien et metteur en scène, nommé trois fois aux Molières, a dû abandonner sa carrière d'artiste à cause de graves complications liées à cette opération. Il envisage aujourd'hui l'euthanasie pour faire cesser ses souffrances.
"Depuis que je me suis fait implanter, c'est l'horreur. Je n'arrive plus à manger depuis deux ans et demi maintenant. Je perds tous mes muscles (...). Je ne peux bientôt plus marcher. Je n'ai plus de hanches. Je n'ai plus de quoi tenir mon dos, mon cou. J'ai des acouphènes épouvantables, j'ai perdu une partie de ma vue. C'est un cauchemar", raconte Arnaud Denis, âgé de 42 ans, au micro de RTL ce vendredi 16 janvier.
Selon le comédien, son "cauchemar" débute tout de suite après la pose de sa prothèse polypropylène. "En dix jours, sang dans les urines, sang dans les selles, une hypotension, j'étais à huit de tension pendant deux semaines. Je suis allé vingt fois aux urgences", retrace-t-il.
Mais le diagnostic tarde à tomber. Arnaud Denis rencontre plusieurs médecins, des spécialistes mais aucun lien n'est fait avec son implant. "Ce n'est pas qu'on ne le fait pas, c'est qu'on ne veut pas le faire. Vous croisez tout un tas de médecins, ils ne vous disent même pas 'ça ne vient pas de là', ils vous disent 'ça ne peut pas venir de ça'".
Alors le comédien se bat, part aux États-Unis pour chercher des explications et se faire retirer sa prothèse à ses frais. Il finit par trouver sur la notice de son implant sur laquelle est notée 14 effets secondaires ou indésirables (infection, formation de fistules, érosion dans les organes avoisinants, déformation de la prothèse...). "Je l'ai reçu deux ans et demi après mes complications", lâche-t-il dépité sur RTL.
Depuis, il lance des cris d'alerte pour informer les patients sur ces effets secondaires potentiels, parfois ignorés par les médecins. "Je dénonce à travers un collectif qui s'appelle 'Victimes françaises de prothèses de hernie sur les réseaux sociaux'. J'ai cru, comme beaucoup d'autres en France, que j'étais un des rares cas qui souffrent de complications. Il s'avère qu'en fait, il n'en est rien".
Mais aujourd'hui, le quotidien d'Arnaud Denis est devenu trop lourd. Au point de souhaiter l'euthanasie. "C'est un sujet délicat. Je comprends que certaines personnes puissent juger ou ne pas comprendre parce que je ne suis pas objectivement dans une maladie terminale. Mais la médecine ne me propose plus rien. (...) Je suis abandonné par le corps médical parce qu'ils ne comprennent pas", ajoute-t-il.
Sur RTL, l'artiste explique avoir enclenché le processus en Belgique il y a déjà un an "avant que ça devienne insupportable". "J'ai des douleurs physiques, forcément quand vous perdez tous vos muscles, les articulations sont atrocement douloureuses. Donc au moment où les douleurs deviennent trop épouvantables, je veux pouvoir partir le plus dignement possible, insiste-t-il. Là, je n'ai plus rien, je suis immobilisé chez moi depuis plus d'un an. Je n'ai plus rien de ce qui constitue la dignité d'une vie humaine d'un homme de 42 ans".
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