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Jerome Powell et Donald Trump, photographiés, à Washington.
Crédit : SAUL LOEB / AFP
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Une bombe pouvant révolutionner les affaires monétaires mondiales. Le ministère de la Justice américaine a ouvert une enquête criminelle visant Jerome Powell, le patron de la Banque centrale, au sujet de la gestion de la rénovation des bâtiments de la Fed (Réserve fédérale). Un chantier de plus de deux milliards de dollars.
Personne n'est dupe. L'initiative vient de Donald Trump, qui a traité publiquement Powell d'"imbécile" et de "crétin", et veut le virer parce que, selon lui, il ne baisse pas assez vite les taux d'intérêts aux États-Unis. Le 12 janvier, les trois anciens présidents de la Fed ont publié un communiqué de soutien à Jerome Powell, en critiquant la manœuvre du président américain.
Même s'il est fréquent que Donald Trump s'en prenne à son administration, les choses sont ici différentes. L'enjeu est l'indépendance de la banque centrale vis-à-vis du pouvoir politique. Tous les dirigeants politiques voudraient avoir le pouvoir de battre monnaie eux-mêmes, pour dépenser plus qu'ils n'ont et distribuer de l'argent aux citoyens pour être réélus ou aimés, quitte à créer de l'inflation. Et ceux, même dans une démocratie.
Ainsi a été inventée l'indépendance des banques centrales. Ce mode de gouvernance s'est généralisé il y a 30 à 40 ans. En Europe, cela date du traité de Maastricht, en 1992. Alors qu'aux États-Unis, c'est antérieur. Une banque indépendante défend la valeur de la monnaie en luttant contre l'inflation et pour protéger les épargnants contre les gouvernements, qui ont toujours tendance à corrompre la monnaie pour payer leurs dettes. Ce que Donald Trump veut remettre en cause.
Le locataire de la Maison Blanche veut mettre sous tutelle la Federal Reserve, en remplaçant Jerome Powell par une personne capable de baisser les taux d'intérêts de manière plus significative et plus rapide. Son objectif est de relancer la croissance aux États-Unis et de financer le déficit du pays. Donald Trump voudrait faire une sorte de quoi qu'il en coûte permanent, avec le risque de la flambée de l'inflation, connu dans la zone euro, après l'utilisation de ce système. Lorsque les taux sont baissés de façon intempestive ou excessive, la sanction est toujours la hausse des prix. Donald Trump s'en fiche.
Des risques mondiaux sont anticipables pour deux raisons. Premièrement, le dollar est le socle de la finance américaine, mais aussi de la finance mondiale. Un dollar dont la valeur flanche est un facteur d'instabilité. Enfin, si Donald Trump parvient à contrôler lui-même le dollar, d'autres pays suivront son exemple, avec un probable quoi qu'il en coûte mondial. Par contraste, l'or connaît, ainsi, une flambée sans précédents ces jours-ci.
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