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"Moscou n'a plus besoin de l'Iran" : qui sont les derniers alliés du régime des mollahs ?

Sujet à une crise économique profonde, les alliés de l'Iran se font discrets. Le régime a toutefois le soutien des proxys, ces organisations terroristes, présentes dans les pays voisins.

Des manifestations à Téhéran le 12 janvier 2026.

Crédit : Morteza Nikoubazl / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Iran : qui sont les derniers alliés des mollahs ?

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Iran : qui sont les derniers alliés des mollahs ?

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Bénédicte Tassart - édité par Alexian Giron

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Qui soutient encore le régime iranien en place ? Vladimir Poutine est silencieux. La Russie, qui aidait à construire les centrales nucléaires et qui lançait des drones iraniens contre l'Ukraine, est désormais muette. Moscou fabrique ses propres drones et n'a donc plus besoin de Téhéran.

Un détachement déjà visible pendant la guerre des douze jours, en juin dernier, quand Israël lançait ses missiles contre les sites nucléaires iraniens. Alors que le Kremlin est muet, Téhéran est déçu du comportement de son allié.

La Chine est le premier partenaire commercial de l'Iran en lui achetant 90% du pétrole. Mais diplomatiquement, le pays de Xi Jinping se met en retrait, que ce soit à l'ONU ou autres. L'Iran a toutefois ses proxys, des milices armés, considérées comme étant des organisations terroristes et présentes dans les pays voisins comme le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban, ou encore en Syrie et au Yémen. Ces proxys sont cependant affaiblis voire décapités. L'une des raisons qui obligeait l'Iran à se tourner vers l'Europe ces derniers temps. 

Le cordon est rompu avec l'Europe

Les Européens pouvaient être une courroie de transmission pour l'Iran jusqu'aux massacres de ces derniers jours. Pour la question nucléaire, Téhéran espérait passer par les diplomates européens pour reprendre contact avec les Américains. Le Vieux Continent voulait croire à une possible reprise des inspections des sites iraniens par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Les Européens ne voulaient pas laisser traîner ce dossier nucléaire, par inquiétude. 

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Mais le cordon semble rompu. Le 12 janvier, les ambassadeurs européens ont été convoqués par Téhéran après avoir condamné la répression et la violence de l'État. Après trois ans de prison, Paris attend aussi le retour de Cécile Kohler et Jacques Paris, cloîtrés dans l'ambassade de France de Téhéran, depuis le début du mois de novembre dernier.

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