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Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine
Crédit : Montage RTL/AFP
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La Russie a mené des bombardements d'ampleur dans la nuit de jeudi 8 à vendredi 9 janvier sur l'Ukraine, où les autorités ont fait état d'au moins quatre morts et 24 blessés à Kiev. Les autorités locales ont fait état de 20 immeubles résidentiels frappés par des drones et l'ambassade du Qatar a été endommagée selon Volodymyr Zelensky, qui appelle à "une réaction claire" de la communauté internationale..
L'armée russe a lancé dans la nuit 36 missiles et 242 drones sur l'Ukraine, a annoncé l'armée de l'air ukrainienne. Une attaque incluant l'usage d'un missile hypersonique Orechnik destinée à "tester" les alliés de l'Ukraine, selon Kiev.
Le système de défense ukrainien a abattu 226 drones et 18 missiles, a précisé cette même source. "Une telle attaque à proximité de la frontière de l'Union européenne et de l'Otan représente une menace grave pour la sécurité du continent européen et un test pour l'alliance transatlantique", a commenté sur les réseaux sociaux le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiga.
Parmi les morts des dernières heures figure un secouriste déployé sur l'un des sites touchés, tué par une nouvelle frappe de drone, a précisé le maire de Kiev Vitali Klitschko, évoquant aussi des infrastructures endommagées et des coupures de courant. Le chef de l'administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk, a précisé que "l'ennemi attaque massivement Kiev avec des drones explosifs".
À l'échelle nationale, l'armée de l'Air a lancé une "alerte aux missiles à travers toute l'Ukraine", évoquant des missiles balistiques provenant de la base de Kaspoutine Iar, à quelque 400 kilomètres à l'est de la frontière. À l'ouest, la ville de Lviv a fait l'objet dans la nuit d'une "frappe de missile", a indiqué le chef de l'administration de Lviv, Maksym Kozytsky, sans faire état de victimes. Selon le maire de la ville, AndriÏ Sadovyï, "une infrastructure critique" non précisée a été touchée.
Le président Volodymyr Zelensky avait prévenu jeudi soir du risque d'une "attaque massive russe" imminente après que la Russie a rejeté un plan européen du déploiement d'une force multinationale en Ukraine après une éventuelle fin de la guerre.
La Russie a frappé dans la nuit des "cibles stratégiques" dans le pays à l'aide du missile hypersonique Orechnik, a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Les forces armées russes ont lancé une "frappe massive avec des armes de haute précision à longue portée, notamment le complexe mobile de missiles terrestres de moyenne portée Orechnik", ainsi que des drones, a expliqué le ministère.
Ces frappes, dont le nombre n'a pas été précisé, sont intervenues "en réponse à l'attentat terroriste perpétré par le régime de Kiev" contre une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, dont l'Ukraine affirme qu'il s'agit d'un "mensonge". Selon le ministère russe, les frappes ont touché des sites de fabrication de drones et des infrastructures énergétiques, sans indiquer lesquels.
L'arme, capable de frapper avec des ogives nucléaires des cibles à plusieurs milliers de kilomètres, a été utilisée pour la première fois avec des têtes conventionnelles en 2024 contre la ville de Dnipro, dans le centre-est de l'Ukraine.
Près de quatre ans après le lancement de l'offensive à grande échelle du Kremlin, Moscou continue de bombarder l'Ukraine, en ciblant notamment les infrastructures énergétiques du pays : plus d'un million d'habitants du centre de l'Ukraine ont été privés jeudi d'eau et de chauffage, par des températures glaciales, après des frappes nocturnes de drones.
En réponse, l'Ukraine multiplie également les frappes sur les infrastructures énergétiques russes. Quelque 556.000 personnes ont ainsi été privées vendredi matin de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, jouxtant la ville ukrainienne de Kharkiv, selon le gouverneur local, Viatcheslav Gladkov.
Ces nouvelles frappes interviennent alors que les discussions diplomatiques impulsées par Donald Trump ces derniers mois sur ce conflit semblent bloquées. Moscou a rejeté jeudi un plan européen de déploiement d'une force multinationale destinée à garantir la sécurité de l'Ukraine après une éventuelle fin de la guerre.
"Les nouvelles déclarations militaristes de la soi-disant Coalition des volontaires et du régime de Kiev font d'eux un véritable 'axe de la guerre'", a dénoncé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.
Il s'agissait de la première réaction de Moscou depuis le sommet sur les garanties de sécurité pour Kiev ayant réuni mardi à Paris les 35 pays membres de la "Coalition des volontaires", essentiellement européens, avec la participation de Volodymyr Zelensky et le soutien de Washington. Ils se sont accordés pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à la surveillance d'un potentiel cessez-le-feu sous "leadership" américain, une fois conclu un hypothétique accord avec la Russie.
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