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Guerre en Ukraine : la France, le Royaume-Uni et l'Ukraine signent une déclaration d'intention sur le déploiement d'une force multinationale après un cessez-le-feu

Les pays européens alliés de l'Ukraine étaient réunis mardi 6 janvier à Paris pour préciser les contours d'une force multinationale à déployer en cas d'accord de cessez-le-feu avec Moscou.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer posent pour une photo de famille au palais de l'Élysée à Paris, le 6 janvier 2026

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Le président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ont signé ce mardi 6 janvier une déclaration d'intention sur le déploiement d'une force multinationale après un cessez-le-feu en Ukraine, perspective qui reste néanmoins lointaine.

Cette force, à l'étude depuis plusieurs mois, doit "apporter une forme de réassurance le jour d'après le cessez-le-feu", a déclaré Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion des alliés de Kiev, réunis à Paris pour afficher un front uni face à Moscou, près de quatre ans après le début de l'invasion russe.

"Des garanties de sécurité robustes"

Les alliés de l’Ukraine ont parallèlement annoncé une série de "garanties de sécurité robustes", validées dans une déclaration commune des 35 pays de la "Coalition des volontaires". Ces engagements doivent entrer en vigueur une fois un cessez-le-feu établi, avec pour objectif de protéger Kiev contre toute nouvelle attaque russe, une hypothèse que les autorités ukrainiennes jugent inévitable à long terme. Le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu serait placé "sous l’égide des États-Unis", ont précisé les pays signataires à l’issue du sommet parisien, auquel participaient également deux émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner.

Lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron a insisté sur le caractère central de ces garanties de sécurité, les qualifiant de "clé pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine". La force multinationale envisagée, pilotée par la France et le Royaume-Uni, serait composée de pays volontaires membres de la coalition.

Des divergences persistantes entre alliés

Mais l’unité affichée connaît déjà des limites. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a rappelé dans un communiqué son refus catégorique d’envoyer des troupes au sol en Ukraine. De son côté, l’Allemagne, par la voix de son chancelier Friedrich Merz, s’est dite prête à engager des forces, mais uniquement sur le territoire d’un pays de l’Otan voisin de l’Ukraine. Volodymyr Zelensky a salué l’élaboration de "documents substantiels" sur les garanties de sécurité occidentales, tout en reconnaissant que plusieurs questions restaient encore ouvertes.

Côté américain, Steve Witkoff s’est montré optimiste, estimant que les garanties avaient été "en grande partie finalisées". « Cela ne signifie pas que nous allons aboutir à la paix, mais la paix ne serait pas possible sans les progrès réalisés ici aujourd’hui », a pour sa part déclaré Jared Kushner. Une lecture toutefois loin d’être partagée par Moscou, qui s’oppose frontalement à la plupart des mesures avancées par les alliés de Kiev, en particulier au déploiement de troupes de l’Otan sur le sol ukrainien.

Conscient de ces blocages, Friedrich Merz a reconnu qu’il faudrait "sûrement faire des compromis » pour parvenir à un accord de paix, assurant que les alliés de l’Ukraine feraient tout leur possible « pour obtenir le meilleur résultat possible".

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