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Guerre en Ukraine : Zelensky reçoit ses alliés européens à Kiev ce samedi en marge d'un hypothétique accord de paix

L'Ukraine invite ses plus fidèles soutiens à la table des négociations ce samedi 3 janvier. Dans un contexte où la Russie promet plus d'agressivité, Kiev part chercher des "garanties de sécurité" et avancer sur un potentiel accord de paix trouvé avec les États-Unis.

Volodymyr Zelensky à Kiev, le 12 juin 2025

Crédit : KAY NIETFELD / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

AFP - édité par Guillaume Cros

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Les négociations s'accélèrent. Quelques jours après l'annonce de Volodomyr Zelensky sur un accord de paix "prêt à 90 %", le chef d'Etat ukrainien accueille ses alliés à Kiev ce samedi 3 janvier.

Une quinzaine de pays ont confirmé leur participation, ainsi que des représentants de l'Union européenne et de l'OTAN. Une équipe américaine suivra la rencontre en visioconférence. 

Cette réunion précède un sommet la semaine prochaine en France des pays de la "coalition des volontaires" soutenant l'Ukraine.   

Un accord de paix en bonne voie

Que doit-on attendre de ces pourparlers ? Discuter des "garanties de sécurité" que peuvent apporter les alliés à l'Ukraine, mais pas que. Volodomyr Zelensky espère progresser aux côtés des Européens sur l'accord de paix issu de ces récents échanges avec Donald Trump.

Le président ukrainien s'était entretenu en décembre dernier à Washington sur le plan américain visant à mettre fin à cette guerre longue de quatre ans de guerre, mais des questions restent en suspens. 

Dans ses vœux pour l'année 2026, Volodymyr Zelensky avait dévoilé qu'un accord était "prêt à 90 %", en avertissant que les 10 % restants allaient déterminer le "destin de la paix", l'avenir des territoires occupés par la Russie demeurant l'un des points clés. 

Cependant, ces négociations transatlantiques n'ont jamais inclus directement Ukrainien et Russe. Réticent à céder les territoires ukrainiens occupés, la signature par le Kremlin d'un accord américano-ukrainien paraît improbable.

Pour preuve, Vladimir Poutine a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine "par la voie militaire" si les négociations échouaient. 

Le Kremlin "durcit sa position"

La Russie a annoncé son intention de "durcir sa position", après avoir accusé l'Ukraine d'un raid de drones contre une résidence de Vladimir Poutine et d'une attaque ayant tué 28 civils, dans la nuit du Nouvel An, dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l'armée russe. 

Cette dernière occupe environ 19,4 % de la superficie de l'Ukraine, dont 0,94 % conquis au cours de l'année 2025, selon les données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW).

En décembre dernier, Moscou a conquis 244 km2, sa plus faible progression mensuelle depuis mars dans un contexte de conditions météorologiques hivernales, mais a accéléré son offensive dans le Donbass, région orientale où se situent les principales défenses ukrainiennes. 
                                   
Signe de la progression russe, les autorités ukrainiennes ont ordonné hier l'évacuation de plus de 3.000 enfants avec leurs parents d'une quarantaine de localités dans les oblasts de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk. 

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