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Donald Trump et Volodymyr Zelensky avant leur réunion en Floride le 28 décembre 2025 pour discuter du plan de paix pour l'Ukraine
Crédit : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Européens et Américains serrent les rangs derrière l'Ukraine face à la Russie. La "coalition des volontaires", qui regroupe principalement des alliés européens de Kiev, s’apprête à affirmer que la future force multinationale déployée en Ukraine bénéficierait d’un engagement de soutien des États-Unis en cas d’attaque russe, une fois un éventuel cessez-le-feu entré en vigueur. C’est ce qui ressort d’un projet de déclaration issu du sommet de Paris, consulté par l’AFP mardi.
Une trentaine de dirigeants, réunis mardi après-midi à l’Élysée aux côtés d’émissaires américains et du président ukrainien Volodymyr Zelensky, devraient se dire prêts à accorder à l’Ukraine des garanties de sécurité "politiquement et juridiquement contraignantes", activables dès l’instauration d’un cessez-le-feu avec la Russie.
Selon le texte, les États-Unis et les membres de la coalition joueraient un rôle central, en étroite coordination, dans la mise en œuvre de ces garanties. Le cessez-le-feu serait placé sous supervision américaine, avec la participation des pays de la coalition.
Ce projet de déclaration, qui peut encore faire l’objet d’ajustements marginaux selon des sources diplomatiques, marque une étape supplémentaire dans les discussions sur l’architecture de sécurité destinée à stabiliser l’Ukraine après un arrêt des combats.
Le texte qui doit être adopté à l’issue du sommet de Paris ne constituera qu’une "déclaration d’intention", sans engagements concrets sur les plans logistique ou financier, a prévenu le Premier ministre polonais Donald Tusk avant son départ pour la capitale française.
"Nous souhaiterions tous des mesures beaucoup plus concrètes, mais cela suppose aussi, de toute évidence, une volonté de la part de l’agresseur russe", a-t-il souligné. Donald Tusk a également indiqué que l’opération américaine au Venezuela, ainsi que les déclarations de Donald Trump appelant à une prise de contrôle américaine du Groenland, territoire autonome du Danemark, seraient "sans aucun doute" abordées lors des discussions.
Sur ce point, les Européens ont choisi une ligne prudente. Ils se sont abstenus de condamner fermement l’initiative américaine au Venezuela, soucieux de préserver le dialogue avec Washington, alors que les efforts diplomatiques se sont intensifiés depuis novembre autour de la guerre en Ukraine, sous l’impulsion des États-Unis, en vue d’un possible accord avec la Russie après près de quatre années de conflit.
Dans le même temps, et illustrant cet exercice d’équilibrisme diplomatique, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Danemark et au Groenland, face aux revendications exprimées par le président américain.
Si les dirigeants pourraient entériner les contributions de certains pays à la future mission, peu d’éléments seront rendus publics, a averti un conseiller du président Emmanuel Macron. Les annonces se limiteront à "ce que le secret militaire permet de dire", sans précision sur les effectifs ou les moyens engagés par les États volontaires, dont la France et le Royaume-Uni.
Le chef de l’État français pourrait apporter davantage de précisions jeudi, lors d’un échange avec les responsables politiques français.
Au sein de la coalition, les positions apparaissent plus contrastées concernant les négociations de paix menées par les États-Unis en parallèle avec Kiev et Moscou. Une rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre, ainsi que plusieurs échanges téléphoniques entre ce dernier et le président russe Vladimir Poutine, n’ont pas permis de lever le principal point de blocage : les concessions territoriales exigées par Moscou.
Le sujet doit de nouveau être abordé à Paris avec les émissaires américains. De son côté, le Kremlin a récemment fait savoir qu’il comptait durcir sa position, après avoir accusé l’Ukraine d’avoir tenté de viser, à l’aide de drones, une résidence de Vladimir Poutine — une accusation démentie par Kiev.
Le président russe a réaffirmé ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la négociation ou par la force. Lundi encore, des frappes russes ont touché une clinique à Kiev, faisant deux morts.
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