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Sexualité : dans le règne animal, ces femelles qui disent non

Dans le règne animal, les femelles ont développé des stratégies assez élaborées pour repousser les avances. On lit ça dans "Sciences et Vie".

Des babouins du Zoo de Vincennes (Paris)
Des babouins du Zoo de Vincennes (Paris)
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Ces femelles qui disent non
03:20

Ce lundi, une chronique animalière. Ou comment éviter de passer à la casserole ? Et je ne parle pas de cuisine mais de sexe. On dit toujours "faire l'amour comme des bêtes". Mais vous croyez vraiment que les madames animaux sont toujours prêtes pour la gaudriole? Qu’elles rappliquent dès qu’un mâle leur fait de l'œil, au nom de la perpétuation de l’espèce? Eh bien pas du tout ! Et les femelles ont même développé des stratégies assez élaborées pour repousser les avances. J’ai lu ça dans Sciences et Vie. 

Car la reproduction, ça ne va pas de soi. Les mâles ont intérêt à accumuler les partenaires pour avoir le plus de descendants possible. Les femelles, elles, sont plutôt en quête du meilleur partenaire. Et une fois fécondées, elles n’ont pas forcément envie de s’accoupler encore et encore. C'est fatigant, tout ça. Pour obtenir ce qu’ils veulent, les mâles sont donc prêts à tout, ils insistent comme des gros lourdingues.

Quand la drague ne suffit pas, les mâles se font menaçants. Certains punissent la femelle qui refuse pour qu'elle ne recommence pas, d'autres séquestrent les demoiselles pour les séparer des autres mâles. Et ça peut aller jusqu’à la copulation forcée, le viol donc : les mâles forment un gang pour encercler la femelle, et l'obliger à s'accoupler. C’est le cas chez les orangs-outans et, qui l’eut crû, chez les gentils dauphins, pas si gentils que ça finalement. 

Faire la morte

Les femelles fertiles sont donc en danger. Chez les babouins, elles sont quatre fois plus agressées que les autres, et cela peut aller jusqu’à la mort, même si, souvent, “les femelles harcelées finissent par céder.” Mais avant de se rendre, elles résistent, les filles. Et chacune sa technique. Les pieuvres, par exemple, misent sur le bombardement. Avec leurs tentacules, elles retiennent du limon, des algues ou même des coquillages, puis elles orientent leur siphon pour expulser de l'eau et lancer le matos. 

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Parfois sur d’autres femelles, mais le plus souvent sur les mâles qui insistent. C’est assez curieux, il y a très peu d'animaux qui jettent des objets sur leur propre espèce. Autre technique: faire le mort, ou plutôt la morte. C’est la stratégie de la libellule, elle se laisse tomber au sol, comme une pierre ! Et ça marche: les mâles survolent le lieu du crash, et là plus personne, et ils repartent, grugés. 

Des copines pour détourner l'attention

Enfin c’est une technique parmi d’autres, car en fait la libellule a plus d’un tour dans son sac : elle peut aussi perturber la copulation, elle casse l’ambiance. Précisons que chez les libellules c’est assez acrobatique, ça se passe en plein vol. On est vite déstabilisé. Chez le guppy, ce petit poisson d'eau douce d'Amérique du Sud, les femelles s'entourent de copines plus attractives, celles qui libèrent des phéromones de fertilité. Bref elles détournent l’attention. 

Les copines, c’est aussi un rempart pour les éléphantes de mer. Elles fonctionnent en harem et du coup quand un mâle est trop agressif, elles appellent à l’aide, le groupe fait bloc. Chez les papillons, les demoiselles utilisent carrément une phéromone anti-aphrodisiaque, un truc qui les rend repoussantes. 

Et du côté des coquillages, madame bigorneau brouille les pistes : elle masque son genre en produisant un mucus à l'odeur masculine. Les mâles bigorneaux passent deux fois plus de temps à trouver les femelles que dans les autres espèces. Alors voilà, à un moment ou un autre dans cette chronique, vous avez peut-être pensé : en fait c’est comme chez nous, les humains. Ou alors nous sommes des animaux. Admettons. Je vous rappelle quand même que nous sommes censés être évolués.

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