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Russie : qui était Vladimir Poutine avant son arrivée au pouvoir ?

Vladimir Poutine n'était pas vraiment promis à un tel destin. Avant d'arriver à la tête de la Russie et de devenir incontournable, il a mené une carrière assez terne d'agent secret et c'est presque par hasard qu'il a accédé aux arcanes du pouvoir.

Le président russe Vladimir Poutine, le 21 avril 2021
Le président russe Vladimir Poutine, le 21 avril 2021
Crédit : Alexander Zemlianichenko / POOL / AFP
Vladimir Poutine : le jour où il est devenu président de la Russie
35:19
Capucine Trollion
Capucine Trollion

Le 26 mars 2000, Vladimir Poutine est élu pour un mandat de 4 ans, renouvelable une seule fois. En 2008, ne pouvant se représenter une troisième fois, il fait élire son dauphin Dmitri Medvedev dont il devient alors Premier ministre. Ainsi, Poutine ne perd pas le contrôle avant de revenir à la tête de la Fédération de Russie 4 ans plus tard. Mais, qui était Poutine avant de devenir l'homme d'Etat à la poigne de fer que l'on connait aujourd'hui ? 
Vladimir Poutine est né dans une famille modeste, dans une ville dure et dévastée par des années de guerre, Leningrad (devenue depuis Saint Pétersbourg). On raconte que le jeune Vladimir est un garçon turbulent, roi de la castagne et c’est le sport de combat qui l’éloignera d’un destin de mauvais garçon. 

À 23 ans, il intègre le KGB, les services secrets russes. Son nom de code : Platov.  "Son rêve, c'était de devenir James Bond. Quand il avait 16 ans, il s'était présenté au siège du KGB de sa ville Leningrad, en disant : 'Je veux faire quelque chose, je veux être agent du KGB'. Alors là, un monsieur lui répond de faire d'abord ses études", démarre Michel Eltchaninoff, journaliste et philosophe, auteur de Dans la tête de Vladimir Poutine, au micro de Jour J.

Il était un "petit agent" du KGB

"Il s'est retrouvé petit agent. Il voulait espionner en Occident, il aurait aimé être envoyé en Allemagne de l'Ouest à l'époque et on l'envoie à Dresde à l'Est [en 1985, ndlr] où il n'y a rien à espionner", ajoute-t-il. À Dresde, Poutine "s'embête, il prend 10 kilos car il boit beaucoup de bières", et "il n'est pas le super agent qu'il rêvait d'être". Il revient en 1989 en URSS avec "une machine à laver", alors qu'il pensait ramener une voiture, symbole de richesse. 

"C'est quelqu'un d'assez médiocre, avec une carrière assez médiocre, mais en fait, il faisait partie du KGB puis du FSB et puis l'entourage d'Eltsine cherche un remplaçant. Eltsine est vieux, malade, il a été réduit avec toutes les difficultés du monde en 1996 et il faut qu'il passe le pouvoir", poursuit le journaliste. On cherche alors quelqu'un issu des services secrets, "car les services secrets veulent reprendre le pouvoir", détaille Michel Eltchaninoff. 

"C'était quelqu'un que le grand public ne connaissait pas du tout, que même les élites russes connaissaient très mal", explique dans Jour J.

Un homme qui va conserver le pouvoir

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C'est alors que Boris Berezovsky, un oligarque russe, repère Vladimir Poutine et en parle à Boris Eltsine. "En août 1999, on sort Poutine de l'anonymat et on le place Premier ministre. Et là il va commencer à prendre de plus en plus de pouvoirs", raconte le journaliste. Car Vladimir Poutine n’a alors qu’une ambition : le conserver. Il prend le contrôle des médias, mate les oligarques, musèle les opposants qui finissent en prison ou à l’hôpital quand ils ne disparaissent pas mystérieusement… 

Il promet le retour de la Russie toute puissante, et ne recule devant rien pour asseoir son autorité : il envoie ses troupes et ses armes qui n’épargnent pas les civils. Vladimir Poutine est un homme redouté dont le rejet de l’Occident n’est pas un secret. "C'est un espion et il a appris à devenir un expert de la communication (...) C'est un acteur, il a été formé pour jouer des personnages et donc il avait certes moins de charisme qu'aujourd'hui, mais il savait déjà manipuler son entourage", conclut Michel Eltchaninoff. 

Tous les jours dans Jour J, de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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