2 min de lecture Enquête

Russie : Navalny soupçonné de "fraudes à grande échelle", une enquête ouverte

Le dissident politique est soupçonné d'avoir dépensé 3,9 millions d'euros de dons récoltés par "plusieurs" organisations pour son usage personnel. "Ils essayent de m'envoyer en prison car je ne suis pas mort", a estimé Alexeï Navalny.

Le chef de l'opposition russe Alexeï Navalny s'adresse aux manifestants lors d'un rassemblement pour soutenir l'opposition et les candidats indépendants, le 20 juillet 2019 à Moscou.
Le chef de l'opposition russe Alexeï Navalny s'adresse aux manifestants lors d'un rassemblement pour soutenir l'opposition et les candidats indépendants, le 20 juillet 2019 à Moscou. Crédit : Maxim ZMEYEV / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

L'opposant Alexeï Navalny fait l'objet d'une enquête pour "fraudes à grande échelle" en Russie, alors qu'il poursuit sa convalescence à l'étranger depuis son empoisonnement présumé. Le suspect a dénoncé une "hystérie" du Kremlin. 

Dans un communiqué publié mardi 29 décembre, le Comité d'enquête russe a indiqué que le dissident politique était soupçonné d'avoir dépensé 356 millions de roubles (3,9 millions d'euros au taux actuel) de dons récoltés par "plusieurs" organisations sans but lucratif pour son usage personnel

D'après les autorités, l'opposant aurait utilisé des dons au Fonds de lutte contre la corruption, fondé par lui-même. Le gouvernement russe a également évoqué cinq autres entités de défense des droits humains dont M. Navalny est "de fait le directeur".

"On dirait que (Vladimir) Poutine fait une crise d'hystérie", a réagi Alexeï Navalny sur son compte Twitter. Celui qui prétend avoir été empoisonné par des membres du FSB (anciennement le KGB) a lancé un appel à ses partisans pour se "moquer" de cette nouvelle enquête, tout en les encourageant à poursuivre leurs donations à ses organisations.

Ils essayent de m'envoyer en prison car je ne suis pas mort

Alexeï Navalny sur son compte Twitter, le mardi 29 décembre 2020.
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Le dissident politique qui risque 10 ans de prison pour ce délit a également soutenu que cette accusation était liée à son empoisonnement présumé en Sibérie. D'après lui, le Kremlin a tenté de l'assassiner le 20 août dernier : "Ils essayent de m'envoyer en prison car je ne suis pas mort et que j'ai cherché ensuite mes meurtriers", a-t-il affirmé.

La semaine dernière, Alexeï Navalny a publié la vidéo d'une conversation téléphonique avec un membre présumé du FSB dans laquelle ce dernier, qui pensait échanger avec un responsable du renseignement, explique que les services spéciaux russes ont bien empoisonné le chef de l'opposition russe.

De son côté, le Kremlin dément toute implication dans cet empoisonnement présumé : il estime qu'il n'existe aucune preuve d'un tel crime, malgré la vidéo diffusée par le dissident et les résultats de trois laboratoires européens établissant qu'Alexeï Navalny avait été empoisonné par un agent neurotoxique. 

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