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Printemps arabe : 10 ans après, à Sidi Bouzid en Tunisie, le coeur n'y est plus

REPORTAGE - Il y a dix ans, l'immolation d'un jeune homme à Sidi Bouzid mettait la Tunisie sur la voie de la démocratie, même si l’euphorie des premiers jours a laissé sa place à la désillusion.

Printemps arabe : 10 ans après, à Sidi Bouzid, en Tunisie, le cœur n'y est plus
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Matthias Raynal - édité par Thomas Pierre

C’était il y a 10 ans. Le 17 décembre 2010, le suicide d'un jeune marchand ambulant, dans le centre de la Tunisie, déclenchait révolution. L’acte désespéré de Mohamed Bouazizi devenait le symbole d’une jeunesse arabe sans perspective et privée de liberté. Mais une décennie plus tard, à Sidi Bouzid, l’euphorie des premiers jours est retombée. Elle a laissé place à la désillusion chez les anciens révolutionnaires.

Dans ce café populaire flotte un air de nostalgie. Mohamed Bouazizi était un enfant du quartier. Son geste est encore dans toutes les mémoires. "Il s’est immolé vers 10h du matin", se souvient Alaa. "Le soir, il y avait déjà des manifestations. C’est nous, les jeunes qui ont commencé. Moi j’étais l’un d’entre eux.".

Alaa avait 28 ans à l’époque. C’est le chômage qui l’a poussé à défier le régime : "J’avais deux frères sans travail, qui restaient à la maison. Ma sœur est professeur d’anglais, diplômée depuis 2003, elle était sans emploi". Une cicatrice de cinq centimètres lui barre le front, il a perdu ses quatre incisives. Des souvenirs douloureux de la répression : "c’est la police qui m’a fait ça. Mais tous les gens sont sortis ensemble, on n’avait plus peur".

Le 17-12-2010, la date qui a changé tout le monde sauf Sidi Bouzid

Hamza, 23 ans

Hamza avait 23 ans en 2010. Son père était membre du parti de Ben Ali. Il en rigole car cela ne l’a pas empêché de battre le pavé contre la dictature. Aujourd’hui, il est amer. "Le 17-12-2010, la date qui a changé tout le monde sauf Sidi Bouzid". "On n'avance pas", dit Hamza, "le processus prend du temps, c’est normal, c’est une révolution. Il lui faudra peut-être 10 ou 15 autres années pour aboutir", estime le jeune homme. 

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La déception s’est installée chez ceux qui provoquèrent la chute de Ben Ali. Mais c’est un mélange de sentiments contradictoires, pointe aussi beaucoup de fierté d’avoir été les tous premiers à descendre dans la rue. 

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