3 min de lecture Présidentielle américaine

Présidentielle américaine : ce qu'il faut savoir sur la primaire démocrate

ÉCLAIRAGE - L'Iowa ouvrira lundi 3 février les votes de la primaire démocrate avec son traditionnel "caucus". Voici ce qu'il faut savoir sur la course pour désigner celui ou celle qui affrontera Donald Trump en novembre.

Bernie Sanders et Joe Biden sont les deux favoris des sondages pour "Super Tuesday"
Bernie Sanders et Joe Biden sont les deux favoris des sondages pour "Super Tuesday" Crédit : SAUL LOEB / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre Journaliste

Qui pour affronter Donald Trump en novembre ? Avec ses folkloriques "caucus", l'Iowa ouvrira lundi 3 février le bal des votes de la primaire démocrate. Et la compétition reste encore très ouverte pour désigner celui ou celle qui affrontera le milliardaire républicain à la présidentielle.

Jusqu'à présent, la course à l'investiture a compté jusqu'à plus d'une vingtaine de candidats affichant une diversité inédite, avec des profils, origines et âges variés. Mais à l'approche du premier vote dans l'Iowa, ce sont quatre septuagénaires, tous blancs, qui sont en tête dans les sondages nationaux.

L'ancien vice-président Joe Biden, 77 ans, suivi du sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, puis de la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 70 ans, et enfin de l'ancien maire de New York Michael Bloomberg, 77 ans.

Lequel de ces candidats est à même de battre Donald Trump ? Rongés par cette préoccupation essentielle, les électeurs démocrates doivent choisir parmi des favoris clairement divisés entre une aile gauche plus radicale et une voie plus modérée. 

Qui pour battre Donald Trump ?

Joe Biden, le fragile favori. L'ancien vice-président de Barack Obama a défié les mauvais augures en se maintenant en tête de la moyenne des sondages. Son expérience, sa bonhomie, sa grande renommée à travers le pays et ses huit ans passés à la Maison Blanche lui ont donné un bon avantage. Mais à 77 ans, ses traditionnelles gaffes préoccupent.

Bernie Sanders, le vétéran populaire. Malgré une crise cardiaque à l'automne 2019, le sénateur indépendant aborde, à 78 ans, les premiers scrutins des primaires démocrates en bonne position, fort de levées de fonds records et d'un grand soutien de jeunes pour qui le mot "socialiste" n'est plus tabou. De quoi prendre sa revanche sur sa défaite en 2016 face à Hillary Clinton ?

Elizabeth Warren, l'autre espoir de la gauche. À 70 ans, la sénatrice a connu une ascension dans les sondages au cours de l'été jusqu'à menacer Joe Biden, avant de retomber, puis de stagner, en patinant sur la réforme de la santé. Cette pourfendeuse de Wall Street, qui captive le public de ses meetings avec son histoire personnelle digne du rêve américain conserve un solide soutien.

Michael Bloomberg, l'absent omniprésent. Le milliardaire de 77 ans et ancien maire de New York, ex-républicain puis indépendant, est entré tardivement dans la course à l'investiture. Sa stratégie est inédite: faire l'impasse sur les votes des quatre premiers États, pour ne se présenter qu'à partir du "Super Tuesday". Quatrième dans les sondages, il arrose déjà les électeurs de publicités auto-financées et monte dans les sondages.

Quatre États, quatre vainqueurs?

À lire aussi
Joe Biden s'impose comme le favori à la primaire démocrate Présidentielle américaine
Primaire démocrate : Joe Biden plus que jamais favori

Grande popularité chez les ouvriers et agriculteurs du Midwest ou auprès des électeurs noirs et hispaniques ? Chacun des favoris démocrate dispose d'atouts pour séduire les électeurs, au point qu'il est envisageable qu'un candidat différent remporte chacun des quatre premiers États à voter. 

L'Iowa et le New Hampshire (qui votera le 11 février) sont en effet des États plutôt ruraux aux populations peu diverses tandis que les Latinos et les Noirs comptent pour une part importante de l'électorat, respectivement dans le Nevada (22 février) et la Caroline du Sud (29 février).

Convention démocrate le 13 juillet

Avec une course aussi serrée, il n'est pas exclu qu'aucun candidat n'arrive à la convention démocrate, le 13 juillet, avec assez de voix en poche. Pour clamer victoire, un candidat devra afficher au moins 1.991 délégués, qui sont assignés proportionnellement aux prétendants à la Maison Blanche d'après le résultat de chaque vote des primaires.

On dénombre 3.979 délégués dits "assignés" à un candidat. Si personne n'obtenait la majorité lors d'un premier tour, ces délégués deviendraient libres de voter pour quelqu'un d'autre. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle américaine Parti démocrate États-Unis
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants