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Qui est le nouveau président de Corée du Sud ?

PORTRAIT - La Corée du Sud a un nouveau président. Yoon Suk-yeol, souvent comparé à Donald Trump, se dit antiféministe et contre tout rapprochement avec son voisin du nord.

Yoon Suk-yeol, le nouveau président de la Corée du Sud
Yoon Suk-yeol, le nouveau président de la Corée du Sud
Crédit : AFP
Philippine Rouvière Flamand

Dans la nuit du 9 au 10 mars, les Sud-Coréens ont élu un nouveau président. Yoon Suk-yeol, a été élu avec seulement un point d'avance sur son concurrent démocrate, faisant de cette élection la plus serrée de l'histoire de Corée du Sud

Surnommé le "Donald Trump coréen", il n'est arrivé dans la vie politique que récemment. Yoon Suk-yeol fait son entrée dans le paysage politique en 2016, lorsqu'il devient procureur spécialisé dans les affaires de corruption. Diplômé de Droit de l'université nationale de Séoul, il a notamment permis de mettre en prison l'ancien président Lee Myung-bac (conservateur). Il a également mené une enquête sur Park Geun-hye, qui a permis de condamner à 32 ans de prison l'ancienne présidente conservatrice pour corruption. 

À cette époque, bien qu'il interfère dans la vie politique du pays, le nouveau président sud-coréen n'est affilié à aucun parti. C'est il y a un an qu'il s'est réellement impliqué, d'où la comparaison faite avec Donald Trump : ils sont tous deux Républicains et ont été élus seulement quelques mois après leur entrée officielle dans la vie politique de leur pays.

"Monsieur une gaffe par jour"

Si Yoon Suk-yeol a bien été élu avec la majorité des suffrages, il a pourtant eu une campagne présidentielle chaotique. Surnommé "monsieur une gaffe par jour", il a notamment qualifié l'ancien dictateur du pays de "bon politicien". Il s'est dit également ouvertement antiféministe, dans le but de convaincre les jeunes hommes sud-coréens. 

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La femme du locataire de la Maison-Bleue (palais présidentiel de la Corée du Sud), a aussi participé à ces nombreuses gaffes. Elle a par exemple été accusée de croyance chamanique à plusieurs reprises et a menacé "d'emprisonner tous les journalistes" critiques de son mari, rappelle le JDD : "Si j'arrive à la Maison-Bleue, je les mettrai tous en prison". La femme du nouveau président sud-coréen avait aussi pris la défense d'un ancien candidat à la présidentielle, en prison depuis plus de trois ans, pour des viols répétés sur sa secrétaire.

Un président ouvertement antiféministe

Le nouveau président de Corée du Sud a utilisé une stratégie électorale antiféministe. Selon lui, la faible natalité sud-coréenne est de la responsabilité des féministes. En 2019, la natalité était de 0,92 enfant par femme, contre 1,87 en France. Des manifestations avaient d'ailleurs éclaté avec la montée du féminisme, notamment accompagné du mouvement #MeeToo. Dans ces manifestations, on pouvait entendre des slogans comme "le féminisme est une maladie mentale", comme le rappelle l'Express.

Yoon Suk-yeol, affirme également qu'il n'y a pas de discrimination systémique envers les femmes en Corée du Sud. Pourtant, l'OCDE montre en 2019 que les salaires des femmes y sont 32,5% inférieurs à ceux des hommes, contre 12,5% en moyenne dans les autres pays membres. 

Le nouveau président fait alors face à une opposition féministe. La députée Jang Hye-yeong l'a interpellé : "cher candidat Yoon, le féminisme n'est pas Voldemort" comparant la défense des droits des femmes au personnage de la saga Harry Potter "dont on ne doit pas prononcer le nom". 

Contre un rapprochement avec la Corée du Nord

Si le prédécesseur démocrate de Yoon Suk-yeol tentait un rapprochement avec son voisin du nord, on peut d'ores et déjà penser que ça ne sera plus le cas pour les années à venir. Le nouveau président a promis de la fermeté avec la Corée du Nord, qui enchaine par ailleurs les tirs de missiles depuis plusieurs mois. 

CNN rapporte que le locataire de la Maison-Bleue avait comparé son homologue du Nord à un "gamin malpoli" et a évoqué la possibilité de mener des "frappes préventives" contre Pyongyang. Pourtant, la Corée du Sud avait également entamé un rapprochement avec Pékin, qui est un allié de la Corée du Nord. 

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