2 min de lecture Faits divers

Mexique : manifestations après un féminicide d’une grande sauvagerie

La victime avait été poignardée, dépecée puis éventrée par son compagnon. Ce féminicide d’une sauvagerie sans précédent a déclenché une vague de manifestations à Mexico, vendredi 14 février.

Les manifestantes protestent contre le féminicide d'Ingrid Escamilla, le 14 février 2020 à Mexico
Les manifestantes protestent contre le féminicide d'Ingrid Escamilla, le 14 février 2020 à Mexico Crédit : PEDRO PARDO / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

La victime avait été poignardée par son compagnon, dépecée puis éventrée, avant que celui-ci arrache ses organes, jetés ensuite dans des toilettes. Un féminicide d’une sauvagerie sans précédent, qui a déclenché une vague d’indignation au Mexique. 

Plusieurs manifestations ont réuni des centaines de femmes à Mexico, vendredi 14 février pour protester contre le meurtre barbare d’Ingrid Escamilla, 25 ans, survenu le week-end dernier. "Aujourd’hui, nous voulons dire que nous sommes au-delà de la colère. Nous sommes furieuses !", a déclaré à l’AFP l’une des manifestantes.


Ingrid Escamilla, 25 ans, a été tuée, le 9 février dernier, poignardée par son compagnon. Il l’a ensuite dépecée et éventrée avant de jeter ses organes dans les toilettes de l’appartement où le couple résidait. D'après les informations de Courrier Picard, l’homme a tout de suite avoué son crime et a expliqué avoir jeté les restes d'Ingrid ainsi : "Je ne voulais que personne ne le remarque, par honte, par peur".

Les activistes interpellent le président

Les militantes, certaines cagoulées et vêtues de noir, "ont scandé devant la présidence des slogans contre les féminicides, (…) et ont exigé que le président Andres Manuel Lopez Obrador agisse contre ce fléau", rapporte Ouest-FranceL’activiste Frida Guerrera a interpellé le chef d'État lors de sa conférence de presse quotidienne, lui reprochant de se concentrer sur les problèmes de corruption au détriment des "meurtres récurrents de femmes".


Les protestations ont ciblé également la diffusion d’images du corps mutilé de la jeune femme, publiées par des journaux de la capitale. Des manifestantes "se sont dirigées vers les locaux de La Prensa", l’un des journaux qui a publié les images de la dépouille. Elles ont également incendié des camions appartenant au quotidien, réclamant que son directeur sorte pour présenter ses excuses. Une enquête a été ouverte pour déterminer comment ces images ont été communiquées aux tabloïds. 

À lire aussi
Le vélo avec lequel circulait le présumé cambrioleur faits divers
Nîmes : le cambrioleur présumé circulait à vélo sur l'autoroute A9

Dix activistes ont pu rencontrer l’équipe de communication de M. Lopez Obrador : elles ont exigé que le président présente également "des excuses publiques". Rappelons qu’en 2019, le pays a enregistré 1.006 féminicides d’après des chiffres officiels, sans doute en-dessous des estimations réelles. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Faits divers Mexique Manifestations
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants