2 min de lecture Faits divers

Féminicide : un octogénaire tue sa femme et se suicide à Grenoble

La victime, âgée de 80 ans et qui avait la maladie d'Alzheimer, a été abattue le 7 décembre par son mari de 83 ans à leur domicile.

Un manifestant brandit une pancarte "Stop Féminicides" à la marche contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre.
Un manifestant brandit une pancarte "Stop Féminicides" à la marche contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre. Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

C'est un nombre qui grimpe sans cesse. Un octogénaire a tué sa femme avec un fusil avant de retourner l'arme contre lui à Voreppe (Isère), samedi 14 décembre selon une source proche du dossier, portant le nombre de féminicides de cette année au niveau de celui de l'an dernier.

La victime, âgée de 80 ans et qui avait la maladie d'Alzheimer, a été abattue le 7 décembre par son mari de 83 ans à leur domicile, a ajouté la même source.

Au moins 121 féminicides (meurtres de femmes par conjoint ou ex conjoint) ont été recensés depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP, soit autant que celui enregistré par le ministère de l'Intérieur pour l'année 2018. Ce total pourrait augmenter d'ici à la fin décembre avec de nouveaux cas, et d'autres antérieurs, car une dizaine d'affaires sont encore trop récentes et/ou complexes pour être comptabilisées comme féminicides à ce stade de l'enquête, selon les autorités interrogées par l'AFP.

En moyenne en France, une femme est tuée par son conjoint ou ex tous les trois jours, et ce malgré l'adoption régulière de mesures législatives pour faire baisser les violences conjugales (plus de 210.000 femmes victimes chaque année selon les autorités), dont les féminicides sont le stade ultime.

Un "Grenelle des violences conjugales"

À lire aussi
La devanture d'un magasin Décathlon (illustration) faits divers
Decathlon : un policier interpellé après avoir filmé une femme dans une cabine d'essayage

Face à la persistance de ces violences et meurtres, et sous la pression des collectifs de proches de victimes qui ont multiplié cette année les manifestations et témoignages publics, le gouvernement a lancé en septembre dernier un "Grenelle des violences conjugales".

Cette consultation a débouché fin novembre sur l'annonce de nouvelles mesures, dont une plus grande prise en charge psychologique des agresseurs pour éviter la récidive des violences, l'introduction dans le code pénal du concept d'"emprise psychologique", et un aménagement du secret médical pour permettre aux professionnels de santé de signaler plus facilement les "cas d'urgence absolue".

L'AFP a établi ce décompte des féminicides en mobilisant ces six derniers mois ses journalistes à travers la France pour étudier en détail auprès des autorités (police, gendarmerie, parquets...) les cas présumés, à partir du recensement du collectif "Féminicides par conjoint ou ex".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Faits divers Violences conjugales Grenoble
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants