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Menacé de destitution, Donald Trump déclare la guerre aux démocrates

La Maison-Blanche refuse de collaborer avec le Congrès, dans le cadre de l’enquête préliminaire à la procédure de destitution du président Donald Trump.

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Procédure de destitution : le président Trump engage un bras de fer avec le Congrès Crédit Image : BRENDAN SMIALOWSKI / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
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édité par Noé Blouin

Rebondissement cette nuit dans la procédure de destitution que préparent les démocrates contre Donald Trump : le président engage un bras de fer. Il y a 15 jours, quand les démocrates ont lancé l’offensive, il a semblé un peu sonné, la semaine dernière il a exprimé de façon tonitruante sa rage, et là cette nuit il a lancé sa contre-attaque, une contre-offensive. Le vocabulaire martial est de circonstance, car le président a déclaré la guerre, le 8 octobre, à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, qui a le pouvoir de lancer cette procédure de destitution.



La Maison-Blanche a envoyé une lettre, au ton très sec, pour dire en gros, allez vous faire voir. En effet, le président a changé d’avis, il refuse de fournir les documents demandés, refuse de laisser ses collaborateurs, tous ceux sur lesquels il a autorité, être auditionnés par les parlementaires. 

Et le premier exemple n'a pas tardé : un témoin clé devait être entendu, l'ambassadeur auprès de l’Union européenne, il a reçu au dernier moment l’ordre de sa hiérarchie de ne pas s’y rendre. L'homme devait être auditionné car il a échangé récemment des textos qui confirment selon des démocrates que le président Trump a proposé un marché au président ukrainien : des armes contre une enquête sur Biden, son possible rival à la présidentielle. En outre, la Maison-Blanche écrit que les démocrates ne cherchent qu’à "renverser" l’élection de Donald Trump. Le président tweet que c’est une "cour de kangourous"

Le président n'a pas le droit de refuser une demande du Congrès

Jusque-là, nous étions dans une crise politique, nous basculons maintenant dans une crise constitutionnelle inédite, on entre dans l’inconnu. En effet, le président prive la Chambre de témoignages clés et donc de preuves. 

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Les démocrates affirment que si le président refuse de se soumettre à l’enquête, ce sera considéré comme une entrave, une obstruction, ce qui est en soi un motif supplémentaire d’ouvrir une procédure de destitution. C’était l’un des trois motifs de destitution qui ont poussé Nixon à la démission.


Il faut bien avoir en tête que c’est un processus politique, pas judiciaire, donc il y a aussi une bataille de l’opinion. Et depuis 15 jours les courbes de sondages ont nettement bougé à ce sujet. Une nette majorité d’Américains soutiennent cette enquête préliminaire à la procédure de destitution, une hausse très claire.  La destitution en elle-même n’est soutenue que par 43%-45 % des sondés dans deux enquêtes sérieuses publiées ces dernières heures. 

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