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Guerre en Ukraine : les sanctions pèsent lourdement sur l'économie russe, selon une étude de Yale

Selon une étude de l'Université de Yale, l'impact des sanctions occidentales sur l'économie russe est bien plus important que ce que montrent les chiffres officiels.

Vladimir Poutine, à Novo-Ogaryovo, le 15 avril 2022.
Vladimir Poutine, à Novo-Ogaryovo, le 15 avril 2022.
Crédit : Mikhail Klimentyev / SPUTNIK / AFP
Guillaume Dosda & AFP

L'impact des sanctions occidentales sur l'économie russe est bien plus important que ce que montrent les chiffres officiels, selon une étude de l'Université de Yale, qui souligne également qu'un "pivot vers la Chine" semble peu réaliste.


Les experts de l'École de management de Yale indiquent ainsi que le récit selon lequel les sanctions économiques imposées par les pays occidentaux contre la Russie auraient créé "une 'guerre d'usure économique qui fait des ravages à l'Ouest', étant donné la supposée 'résilience' voire 'prospérité' de l'économie russe". Ils dénoncent des "statistiques sélectionnées" par Vladimir Poutine.


Or, selon leur analyse, "les départs des entreprises et les sanctions paralysent l'économie russe, à court et à long terme". Les sanctions économiques dissuadent de nombreuses entreprises et pays à continuer à faire du commerce avec la Russie. "Malgré les illusions d'autosuffisance et de substitution des importations (...), la production intérieure russe s'est complètement arrêtée et n'a pas la capacité de remplacer les entreprises, les produits et les talents perdus", indique les experts.

Aussi, les entreprises qui ont quitté le pays "représentent environ 40 % de son PIB, annulant la quasi-totalité des trois décennies d'investissements étrangers". Ainsi, les finances du Kremlin "sont dans une situation bien plus désespérée que ce qui est admis".

La Chine pas d'une grande d'aide

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Sur le "pivot vers la Chine" voulu par Vladimir Poutine, il pourrait se fonder sur "des hypothèses optimistes irréalistes". Les auteurs de l'étude jugent que "la Russie représente un partenaire commercial mineur pour la Chine, (...) et la plupart des entreprises chinoises ne peuvent pas risquer d'enfreindre les sanctions américaines".


Ils soulignent également que les entreprises chinoises "manquent en amont de nombreuses technologies nécessaires pour maintenir et entretenir l'approvisionnement pétrolier et gazier russe".

Selon le Fonds monétaire international (FMI), la Russie s'en sort mieux que prévu cette année, avec une récession du PIB attendue de 6,0 % en 2022, selon ses dernières prévisions publiées mardi, bien moins que le plongeon de 8,5 % sur lequel tablait l'organisation en avril. Mais la récession en 2023 devrait être plus forte que prévu (3,5 % au lieu de 4,7%).

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