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Venezuela : Nicolas Maduro rompt les relations diplomatiques avec les États-Unis

Treize personnes ont été tuées en deux jours dans le cadre des manifestations antigouvernementales qui agitent le pays.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, à Caracas le 23 janvier 2019
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, à Caracas le 23 janvier 2019
Crédit : Luis ROBAYO / AFP
Thomas Pierre & AFP

Le Venezuela s'enfonce chaque jour un peu plus dans la crise politique. Treize personnes ont été tuées en deux jours lors des manifestation contre le régime, la plupart par arme à feu, précise une ONG (OVCS). 

Mercredi, le chef de l'opposition, Juan Guaido, s'est autoproclamé "président" par intérim du pays. Et rapidement, de nombreuses nations, dont le Brésil et les États-Unis ont annoncé le reconnaître officiellement comme le nouveau dirigeant du pays. 

Depuis le balcon du palais présidentiel qu'il occupe toujours, Nicolas Maduro a aussitôt organisé la riposte, en déclarant que Caracas rompait ses relations diplomatiques avec Washington. "J'ai décidé de rompre les relations diplomatiques et politiques avec le gouvernement impérialiste des États-Unis. Dehors ! Qu'ils s'en aillent du Venezuela, ici il y a de la dignité, voyons !", a-t-il déclaré devant des milliers de partisans.

L'armée apporte son soutien à Maduro

Donnant 72 heures aux représentants diplomatiques nord-américains pour quitter le Venezuela, le chef de l'État socialiste a une nouvelle fois accusé Washington de "tentative de coup d'État".

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Contesté par l'opposition et une grande partie de la communauté internationale, Nicolas Maduro en a appelé à la fidélité de l'armée pour le maintenir au pouvoir. "Je demande à l'armée, aux militaires de notre patrie, aux Forces armées nationales, la plus grande loyauté, la plus grande union, la plus grande discipline. Nous allons gagner aussi ce combat", a-t-il proclamé.

Un appel manifestement entendu mercredi soir, car l'armée a rejeté l'auto-proclamation du président du Parlement, Juan Guaido, comme président par intérim du Venezuela, a affirmé le ministre de la Défense, Vladimir Padrino. "Nous, soldats de la patrie, nous n'acceptons pas un président imposé à l'ombre d'intérêts obscurs ni autoproclamé en marge de la loi. L'armée défend notre Constitution et est garante de la souveraineté nationale", a-t-il écrit sur Twitter.

Autre allié du régime, Cuba a exprimé mercredi son "ferme soutien" à Nicolas Maduro. "Notre soutien et solidarité au président Nicolas Maduro devant les tentatives impérialistes pour discréditer et déstabiliser la Révolution bolivarienne", a écrit sur Twitter le président cubain Miguel Diaz-Cancel. 

"Nous sommes en dictature"

Juan Guaido, chef du Parlement

Juan Guaido, 35 ans, élu le 5 janvier à la tête du Parlement, unique institution du pays aux mains de l'opposition, s'est déclaré mercredi "président" par interim, en affirmant que la Constitution lui permettait d'agir de la sorte. "Aujourd'hui, je franchis le pas avec vous, étant donné que nous sommes en dictature", a-t-il affirmé. 

De son côté, l'Union européenne a appelé à écouter la "voix" du peuple du Venezuela, qui "a massivement réclamé la démocratie" mercredi, et a demandé des élections "libres et crédibles".

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