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Christine Lagarde, présidente de la BCE, à Francfort le 18 décembre 2025.
Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
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Sur RTL, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) s'est exprimée depuis le Forum de Davos, pour réagir notamment aux nouvelles menaces de droits de douane évoquées par Donald Trump, qui doit lui aussi se rendre ce mercredi 21 janvier en Suisse. Elle n'est "pas inquiète mais en alerte" car l'Europe "a une bonne position", notamment sur le plan monétaire.
"Ce qui est beaucoup plus grave, c'est le degré d'incertitude créé par ces revirements constants du président Trump", ajoute-t-elle, se disant "attentive à la manière dont les dirigeants vont sortir de cette situation par le haut ou dans un climat d'hostilité et d'adversité".
Après avoir menacé plusieurs pays européens, le président américain veut sanctionner Paris de tarifs commerciaux de 200 % sur les vins et champagnes, à la suite du refus d’Emmanuel Macron de rejoindre son projet de Conseil de paix. Des pressions tarifaires jugées "inacceptables" et "inefficaces" par le président français, qui a appelé mardi à ne pas "accepter passivement la loi du plus fort".
Les États-Unis "se comportent très bizarrement pour des alliés", note Christine Lagarde. Quand on est des alliés au sein de l'OTAN, quand on a été des alliés pendant des décennies et que l'on a participé à l'histoire respective des uns et des autres, menacer de s'emparer d'un territoire comme le Groenland et agiter des restrictions tarifaires, ce n'est pas faire preuve d'un comportement très allié", estime l'ancienne patronne du Fonds monétaire international (FMI) et ex-ministre française.
"La question que doivent se poser les Européens, c'est comment se placent en face de Donald Trump : faut-il montrer les muscles ou adopter une attitude un peu responsable et proposer des solutions", pose Christine Lagarde.
Ce mardi, Emmanuel Macron a évoqué la possibilité pour l'Europe de recourir à l'arme anticoercition, un instrument permettant de limiter les importations provenant d'un pays, l'accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements quand ce dernier essaie d'imposer ses vues par la coercition économique.
"Cela relève beaucoup de la posture, mais Donald Trump est dans la posture. Indiquer de quels instruments on dispose, être unis et déterminés, cela relève de la posture européenne nécessaire", juge la présidente de la BCE. "Ce qui est bon pour l’Amérique n’est pas forcément bon pour le monde. On doit s’écouter les uns, les autres et travailler en coopération".
"Je crois que l'on assiste à un lever de rideau sur un nouvel ordre international, qui doit amener à une révision profonde de notre économie", affirme encore la responsable de Francfort. Malgré de vives tensions diplomatiques avec une volonté d'annexion du Groenland par les États-Unis, le Fonds monétaire international prévoit une croissance mondiale stable pour 2026.
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