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Interdiction partielle du glyphosate : "Que de temps perdu", déplore Générations Futures

INVITÉ RTL - Le gouvernement vient d'annoncer la réduction de la moitié des utilisations du glyphosate pour 2021, une sortie trop lente, selon François Veillerette, directeur de l’association Générations Futures.

François Veillerette, directeur de l'association Générations Futures, le 15 mai 2019.
François Veillerette, directeur de l'association Générations Futures, le 15 mai 2019.
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Interdiction partielle du glyphosate : "Que de temps perdu", selon Générations Futures
00:07:36
Interdiction partielle du glyphosate : "Que de temps perdu", selon Générations Futures
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Julien Sellier - édité par Marie Gingault

Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, a annoncé l'interdiction, en 2021, de la moitié des utilisations du glyphosate et elle le reconnaît, ce n'est pas assez. 
C'est exactement l'avis des ONG, comme en témoigne François Veillerette, le directeur de l’association Générations Futures, au micro de RTL.

En effet, en 2017, le gouvernement avait annoncé la sortie quasi-intégrale du glyphosate l'an prochain, or la ministre vient d'annoncer une réduction de moitié. Pour François Veillerette, ces annonces sont encore floues : "On regrette que tout ça aille si lentement, on nous dit 'la moitié des usages vont être retirés', bon, c'est une avancée, mais est-ce que ce sera la moitié des usages ou est-ce que ça représentera la moitié du volume, on ne sait pas encore bien. Donc il est encore un peu tôt pour voir l'impact que ça aura réellement", confie le directeur de Générations Futures.

"On a vraiment l'impression que, bien qu'on sache que des alternatives existent pour un très très grand nombre d'usages, on a du mal à sortir de ce produit dont, je vous rappelle le centre national de recherche sur le cancer nous a attesté sur la base d'études scientifiques et d'universitaires disponibles, qu'il était probablement cancérogène pour l'homme", souligne François Veillerette.

La confiance n'y est plus

François Veillerette, directeur de l'association Générations Futures.

"On déplore quand même une lenteur, même si on note qu'il y a un mouvement dans la bonne direction, mais quand même : que de temps perdu !", regrette le directeur de l’association.

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En effet, dès l'an passé Emmanuel Macron avait annoncé que cette sortie allait prendre plus de temps que prévu. Certains agriculteurs estiment qu'il n'y a toujours pas d'alternatives à ce désherbant polémique, pourtant une mission a été lancée pour trouver des alternatives. 

"Ça avance bien", nous disait Barbara Pompili hier, un enthousiasme que François Veillerette ne partage qu'à moitié : "Ça avance bien, mais encore une fois lentement. Je vous rappelle qu'aujourd'hui il y a des agriculteurs qui n'utilisent pas du tout de glyphosate, ce sont les agriculteurs qui font de l'agriculture biologique. Ils n'utilisent pas ce type de produit du tout et pourtant, ils produisent et ils ont même une forte croissance dans le secteur", souligne-t-il. 

"La confiance n'y est plus, qu'est ce qui nous dit que demain, ces usages ne seront pas de nouveau autorisés", François Veillerette déplore que le gouvernement revienne sur ses décisions, comme pour les néonicotinoïdes. Il demande au gouvernement "d'envoyer des signes forts, pour nous prouver qu'il y a une vraie volonté politique d'en sortir".

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