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Un lieu de recueillement en hommage aux victimes de l'incendie
Crédit : Morad Djabari/RTL
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La Suisse est toujours en deuil, toujours sous le choc, après la nuit du Nouvel An tragique à Crans-Montana. La procureure l'a confirmé, la piste privilégiée de cet incendie, ce sont bien ces bougies installées sur des bouteilles de champagne qui auraient provoqué l'embrasement du bar "Constellation".
Sur son téléphone, Thomas visionne une vidéo. On y observe ce bar branché de la station, en sous-sol, prisé des jeunes, sombre, sans fenêtres, tout est en bois, le plafond bas, recouvert de mousse accoustique.... Puis, on y aperçoit le début de l'incendie. Les premières flammes, les dernières secondes de vie d'insouciance avant la tragédie...
Thomas était à l'intérieur du bar "Le Constellation" avec ses amis. "Je ne pensais pas que ça allait brûler. C'est parti en 30 secondes, il y a tout qui brûlait. J'ai des brûlures à la main, un peu au niveau du visage et à la jambe. Surtout à la jambe, j'ai brûlé au troisième degré."
"Lorsque le feu a débuté, c'était un mouvement de panique. Tout le monde allait dans la même direction. Les gens se marchaient dessus, se sautaient dessus", ne s'en remet pas Thomas. Deux des amis de Thomas sont portés disparus.
Je regardais autour de moi, je ne voyais pas d'extincteur. Et s'il y avait eu un système d'anti-feu, il se serait déclenché à cause de la fumée.
Un rescapé de l'incendie à Crans-Montana
Dans le bar, la seule échappatoire était un petit escalier en bois. Il était en réalité impossible de fuir le bar en flammes. Selon ce groupe d'amis, un drame devait arriver :
"C'était serré, il y avait des canapés de partout. On ne pouvait pas marcher tranquillement. C'est inadmissible qu'il n'y avait ni de système anti-feu ni d'extincteur dans le bar. Quand le feu a commencé, il était tout petit et s'il y avait eu un extincteur à portée de main, quelqu'un aurait réagi et l'aurait sûrement éteint".
Un rescapé ne décolère pas au micro de RTL : "J'étais présent. Je regardais autour de moi, je ne voyais pas d'extincteur. Et s'il y avait eu un système d'anti-feu, il se serait déclenché à cause de la fumée. Il n'y avait rien pour arrêter ce feu. Ni de porte de secours".
Ici, à 14 ans, on peut rester jusqu'à tard. Quand j'étais plus jeune, on venait ici faire la fête
Noé, un habitué du bar Le Constellation
Thibaut et Noé, des habitués des lieux, ont perdu des amis et d'autres sont gravement blessés. Leur peine est immense et elle se transforme peu à peu en rage.
"Le sous-sol n'était pas aux normes. C'était un trou à rats. On se sentait oppressé, parce que le plafond était assez bas. Je savais qu'un jour ou l'autre, il allait se passer quelque chose. Chaque fois que je suis venu, je n'ai jamais vu un extincteur", explique le jeune homme.
Son ami Noé surenchérit : "L'issue de secours, pour y avoir été plein de fois, elle est bouchée par un tronc parce que les gens partent par là sans payer leur consommation. Ici, à 14 ans, on peut rester jusqu'à tard. Quand j'étais plus jeune, on venait ici faire la fête".
Un espace de recueillement en mémoire aux victimes de l'incendie
Crédit : Morad Djabari/RTL
Devant des centaines de bougies et de bouquets de fleurs, certains se recueillent et d'autres se questionnent sur les causes de ce drame. "Ça aurait été dans les normes, on aurait vu un extincteur et on l'aurait pris. Le plafond, je ne comprends pas pourquoi il est en mousse. Pour un endroit pareil, je trouve que c'est déplorable. Ça brûle vite, ça fond vite", s'insurge un témoin au micro de RTL.
Le bar "Constellation" appartient à un couple de Français originaires de Corse. Ils ont été interrogés par les enquêteurs ces dernières heures d'après la procureure du canton du Valais, Béatrice Pilou.
"Dans les auditions qui ont été menées, il y a notamment les deux gérants. Ces auditions ont également permis d'expliquer la configuration intérieure des lieux et la capacité d'accueil, les travaux au sein du bar, les matériaux utilisés et les mesures de sécurité", énumère la procureure du canton du Valais.
Les propriétaires sont brièvement sortis du silence dans la presse suisse. Ils déclarent vivre très mal cette situation, ne plus dormir ni manger.
Et puis, ils se défendent et ils affirment que tout a été fait dans les règles, que leur établissement était aux normes. Ils assurent avoir été contrôlés à trois reprises en dix ans. Le propriétaire et son épouse confient coopérer avec les autorités suisses pour faire la lumière sur les causes de ce drame.
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