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Guerre en Ukraine : pourquoi les pourparlers russo-ukrainiens à Genève piétinent

Les négociations entre l'Ukraine et la Russie, sous l'égide des États-Unis à Genève, peinent à progresser en raison de désaccords profonds sur le Donbass. En parallèle, les frappes russes intensifient la pression sur Kiev, tandis que Washington presse pour une résolution rapide du conflit.

Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine

Crédit : Montage RTL/AFP

Eléonore Aparicio & AFP

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Les pourparlers entre Ukrainiens et Russes à Genève sous médiation américaine, sensés trouvée une issue à la guerre, sont marqués par de grandes tensions. Les discussions, qui ont duré six heures ce mardi 17 février doivent se poursuivre demain. Les négociations achoppent principalement sur le sort du Donbass, où la Russie exige le retrait des forces ukrainiennes, une demande que Kiev refuse catégoriquement.

Les pourparlers se déroulent dans un contexte de frappes massives de la Russie sur l'Ukraine, visant notamment les infrastructures énergétiques, ce qui accentue la pression sur Kiev. Quelques heures avant le début des entretiens à Genève, la Russie a à nouveau massivement bombardé l'Ukraine, tirant 396 drones et 29 missiles au cours de la nuit, dont respectivement 367 et 25 ont été interceptés, selon l'armée de l'air ukrainienne. 

"Il s'agissait d'une frappe combinée, délibérément calculée pour causer autant de dégâts que possible à notre secteur énergétique", a dénoncé le président Volodymyr Zelensky, évoquant le "mépris de la Russie pour les efforts de paix".

Donald Trump impatient de sceller l'accord

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, doute de la volonté de Moscou de négocier sincèrement, tandis que les États-Unis poussent pour un règlement diplomatique rapide. Donald Trump fait pression pour obtenir un dénouement diplomatique du conflit déclenché par l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022. "L'Ukraine ferait mieux de venir à la table des discussions, et rapidement", a répété lundi soir le président américain, après avoir appelé la semaine dernière son homologue ukrainien à "se bouger", assurant que la Russie voulait "conclure un accord".

Les tensions sont exacerbées par les exigences politiques de la Russie, comme la réduction de l'armée ukrainienne et l'engagement de Kiev à ne pas rejoindre l'Otan. Selon la politologue Tatiana Stanovaïa, le choix d'un conseiller du Kremlin, l'historien nationaliste Vladimir Medinski, pour mener la délégation russe à Genève, illustre le "retour des exigences politiques au centre des discussions".

Enfin, la question des enfants ukrainiens emmenés en Russie ajoute une dimension humanitaire complexe aux discussions déjà tendues. S'exprimant par ailleurs sur le sort des enfants ukrainiens emmenés en Russie, M. Zelensky a déclaré mardi que 2.000 d'entre eux avaient été récupérés par Kiev depuis le début de la guerre, mais que des "milliers" d'autres restaient captifs sur le sol russe et dans les territoires occupés.

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