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Le chef d'Etat russe Vladimir Poutine lors d'une réunion avec le chef de la région autonome de Tchoukotka à Anadyr (Russie), après sa visite en Alaska avec Donald Trump.
Crédit : SPUTNIK / AFP
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Pendant longtemps, les sanctions contre l’économie Russe n'ont pas marché. Cela était vrai en 2022 et 2023, car elles avaient pour effet de faire exploser les cours mondiaux du gaz. Or, ces cours élevés représentent des rentrées en plus pour le vendeur russe. Moscou avait en plus trouvé de nouveaux débouchés en Inde et en Chine.
La montée des prix de l'énergie nous a donc coûté très cher, en termes de croissance et de désindustrialisation. Pour autant, ces sanctions devaient être adoptées. Elles nous ont permis de réduire considérablement notre dépendance vis-à-vis de la Russie.
Mais les choses ont changé, notamment l'attitude de l'Amérique. On critique souvent la mollesse de Trump vis-à-vis de Poutine, mais sur le front économique, le président américain fait le boulot.
Contrairement à son prédécesseur Joe Biden, il exerce des pressions sur les acheteurs d’hydrocarbures russes, dont l'Inde, qui s’était précipitée sur la matière première après l’invasion de l’Ukraine.
Trump n’a abaissé les droits de douane punitifs imposés aux exportations indiennes qu’en contrepartie de la réduction des livraisons de pétrole russe. De son côté, la Chine a levé le pied. Elle redoute la colère des États-Unis et de ses sanctions, après avoir péniblement réussi à stabiliser ses relations avec Washington.
Le pétrole, lui, stagne. Dans l'attente de clients, des dizaines de navires chargés d’or noir patientent en mer. Ils représentent des millions de barils, selon le Wall Street Journal, qui ne s’écouleront qu’à des prix cassés, à moins 30% par rapport au Brent. Aujourd'hui, la Russie ne perçoit que 500 millions de dollars par jour sur ses ventes d’hydrocarbures, contre plus d'un milliard en 2022.
Le financement de la guerre en Ukraine se complique. Le fond souverain a récemment vendu près de 200 tonnes d’or ainsi que des titres financiers, des valeurs qui servaient à garantir les retraites. Cette situation est d'autant plus problématique, car la croissance du pays connaît un sacré coup d’arrêt.
Pourtant, l'économie de guerre avait dopé la croissance. La Russie était encore à 4% de hausse en 2024, mais le chiffre a reculé à 1% en 2025 et sa chute devrait se poursuivre cette année. Pour calmer l'inflation, il a fallu augmenter les taux d’intérêts, ce qui a étouffé la demande.
Le pays connaît aussi une pénurie de ressources humaines en raison de la mobilisation sur le front et de l’exil massif des jeunes. 10.000 ouvriers manqueraient à l'appel chez Norilsk Nickel, une grande entreprise minière. C’est donc une Russie sensiblement affaiblie qui se présentera lors de la prochaine séance de négociations avec l’Ukraine, en Suisse, mardi 17 février.
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