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Guerre en Ukraine : la Russie se dit prête à aller jusqu'aux "frontières de la Pologne"

L'ex-président et numéro deux du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev a juré vendredi la "victoire", assurant, pour le premier anniversaire de l'offensive contre l'Ukraine, que son pays était prêt à aller jusqu'aux frontières de la Pologne.

Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine à Moscou, le 15 septembre 2014.
Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine à Moscou, le 15 septembre 2014.
Crédit : ALEXEI DRUZHININ / RIA NOVOSTI / AFP
AFP & Sarra Djeghnoune
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"Nous atteindrons la victoire. Nous voulons tous que cela se produise le plus vite possible. Et ce jour viendra", a-t-il écrit vendredi 24 février dans un message publié sur Telegram. Il faut "repousser les frontières des menaces contre notre pays le plus loin possible, même s'il s'agit des frontières de la Pologne" voisine de l'Ukraine, a ajouté Dmitri Medvedev. 

Cela supposerait que la Russie s'empare de l'intégralité du territoire ukrainien, ce qui semblait être l'objectif initial de son offensive. Mais après avoir échoué aux portes de Kiev et avoir essuyé revers sur revers, l'armée russe se concentre désormais sur l'est et le sud de l'Ukraine.

Dmitri Medvedev, qui était autrefois une figure plutôt libérale au sein du régime russe, est devenu l'un des partisans les plus acharnés de l'offensive contre l'Ukraine, multipliant les déclarations au vitriol contre Kiev et ses alliés occidentaux. Il a ainsi accusé les "ennemis" occidentaux de vouloir "affaiblir la Russie autant que possible, nous saigner pour longtemps. Par conséquent, mettre un terme au conflit ne les intéresse pas". 

Un appel à "réduire le néonazisme en poussière”

Dans son message vendredi, il a de nouveau qualifié le gouvernement ukrainien de "néonazi" qui commet un "génocide" contre les russophones d'Ukraine, l'une des multiples accusations infondées ayant servi de prétexte au Kremlin pour attaquer son voisin. 

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Il faut "réduire le néonazisme en poussière. Pour ne pas perdre notre temps plus tard à poursuivre les restes de ses gangs (...) dans les forêts russes", a-t-il lâché. Sans qu'il soit possible de déterminer si ses paroles représentent la position de Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev a aussi évoqué vendredi les "négociations" qui se tiendront selon lui après la "victoire" russe.

Ces négociations seront "difficiles et tendues" et les décisions côté ukrainien seront "prises par-delà les océans, par ceux qui livrent des armes à Kiev et lui envoient de l'argent pour maintenir à flot l'économie ukrainienne, ou ce qu'il en reste", a-t-il affirmé. Vladimir Poutine n'a pas prévu de faire d'adresse à la nation vendredi pour marquer le premier anniversaire de son offensive en Ukraine, a déclaré aux agences russes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. 

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