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Galapagos : Diego, la tortue "sex symbol" qui a sauvé son espèce, prend sa retraite

Diego, la tortue géante qui a sauvé son espèce de l'extinction grâce à son activité sexuelle intense, retrouvera la liberté sur son île d'origine dans l'archipel des Galapagos en mars 2020.

Le progéniture de Diego est estimée à 800 enfants.
Le progéniture de Diego est estimée à 800 enfants. Crédit : Rodrigo BUENDIA / AFP
Charles Deluermoz et AFP

Le programme, initié dans les années 1960, a porté ses fruits : Diego, la tortue géante des Galapagos a eu tellement de relations sexuelles qu'il a sauvé son espèce menacée d'extinction. Après plus de 80 années passées hors de son milieu naturel, la tortue, d'un âge estimé aujourd'hui à environ 130 ans, pourra donc profiter d'un repos bien mérité sur son île d'origine dès mars 2020.

La fin de ce programme de reproduction en captivité prévoit en effet "le retour des 15 adultes reproducteurs", dont Diego, mâle centenaire de l'espèce Chelonoidis hoodensis et géniteur d'au moins 40 % des petits qui ont grandi depuis sur l'île Española, d'où il est originaire, a annoncé vendredi le Parc national des Galapagos (PNG) dans un communiqué.

Cette tortue, qui avait été rapatriée en 1976 d'un zoo des États-Unis, sera donc remise en liberté en compagnie de douze femelles et deux autres mâles, avec lesquels le Parc a mené ce programme de reproduction sur l'île Santa Cruz. Son espèce compte aujourd'hui quelque 2.000 spécimens, selon le PNG.

"Près de 1.800 petites tortues ont été réintroduites sur l'île Española et à présent, avec la reproduction naturelle, il y a environ 2.000 tortues", a déclaré à l'AFP Jorge Carrion, directeur du parc. Cela démontre qu'"elles sont capables de grandir, se reproduire et développer leur vie naturelle", a-t-il ajouté.

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Diego, emmené aux États-Unis dans la première moitié du XXe siècle, a notamment passé trente ans au zoo de San Diego (sud-ouest) qui lui a donné son nom. Il va retrouver son île d'origine "près de huit décennies après en avoir été extrait", selon le PNG.

Ce "super étalon" est l'opposé de George, dernier spécimen de l'espèce Chelonoidis abigdoni, mort en 2012 après avoir refusé de se reproduire en captivité. Jorge Carrion a souligné que c'était un "bonheur d'avoir la possibilité de rendre cette tortue à son état naturel". Avant de regagner l'Española, Diego et ses compagnons seront mis en quarantaine afin de s'assurer qu'ils n'y emportent pas des graines de plantes exogènes. 

Le PNG va poursuivre son programme de reproduction en captivité pour quatre autres espèces des îles Floreana, San Cristobal et Isabela de l'archipel, situé à 1.000 km du littoral équatorien et classé au patrimoine naturel de l'humanité pour sa faune et sa flore uniques.

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