2 min de lecture Élections européennes

Européennes : des hackers russes tentent d'influencer le scrutin à l'aide de fake news

L'agence de cybersécurité américaine SafeGuard Cyber met en exergue, au travers d'une enquête menée sur les réseaux sociaux, la diffusion de fausses informations sur le scrutin européen par des comptes frauduleux liés à la Russie.

Le compte Twitter du Premier ministre russe Dmitry Medvedev, hacké en 2014 (photo d'illustration)
Le compte Twitter du Premier ministre russe Dmitry Medvedev, hacké en 2014 (photo d'illustration) Crédit : YURI KADOBNOV / AFP
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Joanna Wadel
Journaliste

Des hackers russes pourraient-ils s'emparer des élections européennes ? C'est l'hypothèse que semble induire l'enquête publiée par l'agence de cybersécurité SafeGuard Cyber, mercredi 8 mai. Ce rapport édifiant met en avant sur 17 pages, la prolifération sur internet de fausses informations concernant le scrutin. 

Parmi les conclusions livrées par cette enquête, menée de novembre 2018 à mars 2019, près d'un électeur européen sur deux aurait été exposé à des informations erronées, véhiculées par des comptes frauduleux ouverts sur Youtube, Twitter et Facebook. Au total, 6.700 d'entre-eux, diffusant du contenu faussé et encourageant à l'extrémisme politique, ont été identifiés par l'agence américaine. 

Et si pour l'instant, aucune preuve irréfutable ne certifie que ces profils proviennent de Russie, les résultats ont néanmoins permis de déceler chez nombre d'entre-eux - particulièrement établis dans les pays de l'Est de l'Europe - une promotion accrue de la présence russe en Crimée et en Géorgie

Une propagande adaptée à chaque pays européen

SafeGuard Cyber a également remarqué que ces comptes automatisés, tenus par des personnes physiques ou des robots, adaptent leur propagande à chaque pays européen ciblé, faisant vibrer leur corde sensible. 

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En Allemagne, par exemple, l'accent est mis sur "l'invasion des immigrés", discours martelé par l'extrême droite, tandis qu'en Angleterre, les sources suspectes attisent davantage l'opposition entre les pro et les anti-Brexit. Quant à la France, les comptes ont profité de la lettre ouverte d'Emmanuel Macron sur l'Europe pour distiller leurs propos populistes. 

Les fonctionnaires de l'Union ciblés

Par ailleurs, d'autres pratiques, plus apparentées au hacking, sont évoquées par l'enquête ; notamment les tentatives de hameçonnage opérées par ces faux comptes sur les abonnés Twitter de fonctionnaires de l'Union européenne, tels que Jean-Claude Juncker, président de la Commission et le président du Parlement Antonio Tajani. 

Un procédé qui consiste à pénétrer les systèmes informatiques, et envoyer des emails et pièces-jointes infectées aux internautes qui suivent les personnalités politiques visées. L'agence a également mis en évidence que la plupart de ces hackers sont liés à la Russie

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