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Coronavirus : Trump reconnaît avoir "minimisé" la pandémie de Covid-19

Dans un livre du journaliste Bob Woodward, le président américain se confie et avoue avoir délibérément revu à la baisse l'impact du coronavirus.

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Trump reconnaît avoir "minimisé" la pandémie de Covid-19 pour ne pas "créer de panique" Crédit Image : MANDEL NGAN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
édité par Jérémy Billault

À la une, aux États-Unis, tout le monde évoque un livre qui contient les confidences du président Trump. Il s’appelle "Rage" et l’auteur n’est pas n’importe qui : c’est Bob Woodward, 77 ans, du Washington Post. 

Il est sans doute le journaliste le plus respecté d’Amérique depuis qu’il a révélé avec son collègue Carl Bernstein l’affaire du Watergate qui a poussé le président Nixon à la démission en 1974. 

Son prestige est immense, et c’est certainement cela qui a poussé le président à accepter de se confier à Woodward. Beaucoup dans le camp Trump se disent ces dernières heures que c’était une très mauvaise idée, après la diffusion des premiers extraits du livre et d’enregistrements d’audio des heures de conversations entre Woodward et Trump. 

De quoi rappeler Un président ne devrait pas dire ça à la fin du quinquennat de François Hollande. Il y a beaucoup de révélations, le président va même jusqu’à confier à Woodward que les États-Unis disposent d’un nouveau système d’armes nucléaires, alors qu’elles devraient rester secrètes. 

Double discours sur la pandémie

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Mais le plus embarrassant pour le président sont ses propos sur la pandémie. Les messages du président au début de l’année sur le virus ont semblé confus pour beaucoup d’Américains, il en paye le prix dans les sondages. C’est peut être ça qui pourrait lui coûter sa réélection alors qu’on approche ici des 200.000 morts. Peut être 400.000 d’ici la fin de l’année. 

Mais on découvre dans ce livre qu’il n’était pas confus. Il mentait. Il n’y a pas eu une hésitation de la Maison Blanche, il y a eu une tromperie, organisée, avouée par le président dans ses conversations à Bob Woodward. 

On apprend que dès le 7 février, alors que le président a déjà été alerté que le virus va être la plus grave menace sur la sécurité nationale des États-Unis de son mandat, il dit à Bob Woodward que la transmission se fait par l’air, et que ce virus va être bien plus meurtrier que les grippes les plus sévères. "C’est un truc mortel", prévient le président.

Donald Trump aime "minimiser"

Trois jours plus tard, le 10 février le président tient une réunion publique et affirme que ce virus n’est pas plus dangereux que la grippe et va disparaître "miraculeusement" quand les températures vont remonter. 

Il dit donc en public le contraire de ce qu’il dit en privé. Quand Woodward l’interroge sur ce mensonge, le président le reconnait en avouant qu’il a cherché à "minimiser" : "J'aime toujours minimiser, car je ne veux pas créer de panique." 

Et il faudra attendre presque la mi-mars pour qu’il s’adresse aux Américains sur un ton grave, avant de minimiser, à nouveau. Pendant plus de 5 semaines, le président est ses conseillers ont donc menti, jour après jour, en ne disant pas aux Américains ce qu’ils savaient. Combien de milliers, de dizaines de milliers de vies auraient-elles pu être sauvées ? Son rival Joe Biden l’accuse d’avoir trahi le peuple américain.

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