2 min de lecture Politique

États-Unis : les violences policières s'invitent dans la présidentielle

L'affaire Jacob Blake relance les manifestations contre les violences policières aux États-Unis. Les candidats à la présidentielle tentent chacun de leur côté de récupérer cette affaire à leur avantage.

Un manifestant face aux forces de l'ordre, à Kenosha dans le Wisconsin
Un manifestant face aux forces de l'ordre, à Kenosha dans le Wisconsin Crédit : KAMIL KRZACZYNSKI / AFP
Nicolas Barreiro

Les États-Unis sont plongés dans le chaos depuis plusieurs mois. La mort de George Floyd en mai marque le point de départ de nombreuses manifestations à travers tout le pays contre les violences policières, sous la bannière "Black Lives Matter".

Le dernier drame en date a eu lieu dimanche 23 août à Kendosha dans le Wisconsin. Jacob Blake, un homme afro-américain de 29 ans, s'est fait tirer dessus dans le dos à sept reprises par des policiers. La ville est depuis devenue le théâtre de manifestations violentes.

Des camions brûlés, le tribunal dégradé et deux manifestants tués par un adolescent. Autant d’événements qui arrivent en pleine campagne présidentielle américaine et qui intéressent forcément les candidats démocrate et républicain.

Donald Trump a d'abord accusé les démocrates de vouloir retirer le financement de la police, l'une des revendications du mouvement Black Lives Matter. Joe Biden l'a nié dans une interview en ajoutant que son adversaire "propose de couper 500.000$ dans le budget de la police".

Biden accusé de laxisme par les républicains

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Pourtant les deux prétendants à la Maison Blanche n'ont pas réellement évoqué ce problème pendant leurs derniers discours. Les républicains en ont immédiatement profité, assurant que Joe Biden faisait preuve de laxisme à ce sujet alors que le président actuel aurait "condamné toute forme de violence et pense que nous devons protéger tous les Américains du chaos et de l’anarchie".

Le vice-président Mike Pence est même revenu à la charge prétendant que la loi et l'ordre sera appliquée dans tout le pays et que les Américains "ne seraient pas en sécurité dans l'Amérique de Joe Biden".

Un argument jugé paradoxal par certains étant donné que le pays subit déjà le chaos total durant le mandat de Donald Trump.

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