1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. États-Unis : le plus haut gradé de l'armée américaine craignait que Trump n'attaque la Chine
2 min de lecture

États-Unis : le plus haut gradé de l'armée américaine craignait que Trump n'attaque la Chine

Selon un livre écrit par deux journalistes américains, le général Milley, inquiet de l'état mental de Trump dans les derniers jours de son mandat, a pris secrètement des mesures pour éviter une guerre avec la Chine.

L'ancien président Donald Trump s'exprime lors d'un briefing sur la sécurité des frontières le 30 juin 2021 à Weslaco, au Texas.
L'ancien président Donald Trump s'exprime lors d'un briefing sur la sécurité des frontières le 30 juin 2021 à Weslaco, au Texas.
Crédit : BRANDON BELL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Camille Guesdon & AFP

En 2020, lors des derniers jours du mandat de Donald Trump, le général Mark Milley, le chef d'état-major de l'armée américaine, aurait pris l'initiative de téléphoner à son homologue chinois pour lui assurer que les États-Unis n'attaqueraient pas la Chine. C'est ce que révèlent Bob Woodward et Robert Costa, des journalistes du Washington Post dans leur nouvel ouvrage Péril, à paraître dans les prochains jours.

Selon des extraits du livre publiés par le Washington Post et CNN, à l'époque, le général Milley, inquiet de l'état de santé mental de Donald Trump, aurait fait promettre à ses adjoints de ne pas obéir immédiatement à un éventuel ordre extrême du président américain, notamment sur l'usage de l'arme nucléaire, après la défaite électorale du président républicain le 3 novembre 2020.

D'après ce nouveau livre basé sur des témoignages anonymes de 200 responsables américains, le chef d'état-major avait alors appelé le général Li Zuocheng deux fois pour le rassurer. Le 30 octobre 2020, un peu avant le scrutin présidentiel américain, et le 8 janvier 2021, deux jours après l'assaut des partisans de Donald Trump contre le Capitole.

Le général Milley avait demandé à la CIA de surveiller Trump

Par ailleurs, le général Milley avait réuni l'état-major pour souligner que, si Donald Trump ordonnait une frappe nucléaire, il devait en être informé d'abord. En les regardant chacun dans les yeux, il avait demandé à tous les officiers réunis de confirmer qu'ils avaient bien compris, ont ajouté les journalistes Woodward et Costa, selon lesquels il s'agissait d'un "serment".

À lire aussi

Le général Milley a également demandé à Gina Haspel, la directrice de la CIA de l'époque, ainsi qu'au général Paul Nakasone, le chef du Renseignement militaire, de surveiller tout comportement instable de Donald Trump. Selon les deux auteurs de Péril, "certains peuvent penser que Milley a outrepassé son autorité et s'est attribué des pouvoirs excessifs". Pourtant, le chef d'état-major de l'armée américaine était convaincu qu'il faisait ce qu'il fallait pour "qu'il n'y ait pas de rupture historique dans l'ordre international, de guerre accidentelle avec la Chine ou d'autres, et que l'arme nucléaire ne soit pas utilisée", ont-ils ajouté.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/