2 min de lecture Énergie

Découverte d'un immense gisement de pétrole en Iran

Le président iranien Hassan Rohani voit ce gisement comme une "bonne nouvelle" pour son pays et espère un redressement de l'économie.

Des puits de pétrole en Iran, le 12 mars 2017
Des puits de pétrole en Iran, le 12 mars 2017 Crédit : AFP / Atta KENARE
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

C’est un "petit cadeau du gouvernement au peuple". Cette phrase, c’est celle de Hassan Rohani, un président iranien exalté qui espère que l’énergie fossile accroîtra un tiers des réserves nationales. Dans un pays confronté aux sanctions économiques américaines depuis 2018, la nouvelle est arrivée comme la bienvenue.

"Nous annonçons aujourd'hui à l'Amérique que nous sommes une nation riche, et qu'en dépit de votre hostilité et de vos sanctions cruelles, les ouvriers et les ingénieurs iraniens du pétrole ont découvert ce champ magnifique", a continué Hassan Rohani. Les réserves sont estimées à "53 milliards de barils", a précisé le chef d’Etat, en déplacement à Yazd, au centre du pays. Profond de 80 mètres, le gisement se déploie sur un terrain de 2.400 km2.

La situation pour les Iraniens est difficile depuis les sanctions imposées par les Etats-Unis. Hassan Rohani a assuré à son peuple que l’économie iranienne se stabilisait déjà. "Notre peuple a traversé des jours difficiles l'an dernier (mais) je pense que l'Amérique désormais n'a plus d'espoir", a-t-il proféré. 

Un PIB en chute libre

Le Fond monétaire international (FMI) a pourtant évalué que le PIB iranien devrait chuter de 9,5% cette année puis de se stabiliser l’an prochain. Les habitants connaissent une inflation à deux chiffres et une dévaluation de leur monnaie, le rial, qui fait augmenter le prix des importations.

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L’augmentation de leurs réserves de pétrole pourrait faire passer l’Iran du quatrième au troisième rang mondial, que le Venezuela, l'Arabie saoudite et le Canada occupent actuellement. En revanche, les traités commerciaux ne se font plus aussi simplement pour l’Iran. 

Le rétablissement des sanctions américaines contre la République islamique et la sortie unilatérale des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien qui avait signé en 2015 à Vienne affaiblit l’Iran qui peine à écouler son pétrole à l’étranger. Les Etats-Unis exercent en effet une pression sur plusieurs acheteurs, tels que la Chine, l’Inde et la Turquie. 

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