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Coronavirus : pourquoi la crise accélère la baisse des naissances dans le monde

PODCAST - François Lenglet et Catherine Mangin se penchent chaque semaine sur les bouleversements économiques que provoque la crise du Coronavirus. Dans cet épisode, ils s'intéressent à la baisse de la natalité liée à la crise du Covid-19.

Lenglet - HS Hors Série : Lenglet-Co : Le monde d'après François Lenglet & Catherine Mangin iTunes RSS
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Saison 2 - 24. Coronavirus : pourquoi la crise accélère la baisse des naissances dans le monde Crédit Image : RTL originals | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page de l'émission
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François Lenglet et Catherine Mangin

L'épidémie de Covid-19 a provoqué un véritable "baby krach" quasi planétaire. Au début de la crise, on s'attendait pourtant à un phénomène inverse. Le confinement semblait favorable aux retrouvailles des couples...

Une étude qui émane de l'Institut Max-Planck à Berlin et de l'Institut de démographie de l'université de Vienne s'est intéressée à cette baisse démographique. Elle porte sur 34 pays européens. Dans 15 pays, la natalité a chuté de 3% en octobre 2020, de 5% en novembre et de 8,1% en décembre.

Plus les effets du confinement s'affirment - quand on ajoute neuf mois -, plus la chute de la natalité est forte. L'Espagne a connu une chute de 20% fin 2020 ! À l'autre extrémité, les pays qui semblent avoir le mieux résisté sont les pays de l'Europe du nord : au Danemark, la natalité n'a quasiment pas bougé, l'Allemagne résiste bien, les Pays-bas également, l'Islande a même connu une légère hausse des naissances.

L'épidémie accélère le déclin démographique

La France a connu une chute significative des naissances : -7% en décembre 2020 et -13% en janvier 2021. Ce qui est assez frappant, c'est qu'il semble y avoir une corrélation avec l'épidémie, en particulier avec la première vague. Les pays dans lesquels elle a été la plus forte sont les plus affectés. Ce phénomène dépasse les frontières de l'Europe : la chute des naissances est ainsi de 10,3% en Russie en janvier 2021.

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Pour les États-Unis, un universitaire du Maryland Philip Cohen, cité par le journal Le Monde, évoque une baisse de 5 à 10% des naissances en se basant sur les statistiques de neuf États. En Asie, la tendance est la même. Les chutes de natalité sont fortes. À Taïwan : -23,3% en janvier 2021 et -10% en Corée du Sud. Au Japon, les mariages ont chuté de 12,7%.

La crainte d'un avenir incertain provoquée par l'épidémie de Covid-19 a forcément joué un rôle dans la baisse des naissances, les rencontres amoureuses qui n'ont pas eu lieu aussi, mais les causes sont multiples... L'épidémie a surtout joué un rôle d'accélérateur de tendances qu'on observait déjà. L'Europe du Sud connaissait depuis plusieurs années des taux de fécondité très bas. En Europe de l'Est, c'est un véritable désastre démographique. 

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Si vous souhaitez poser des questions à François Lenglet, écrivez à temoins@rtl.fr.

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