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Coronavirus : Obama qualifie la gestion de Trump de "désastre chaotique absolu"

L'ex-président des États-Unis a fustigé les prises de décisions de son successeur en matière de gestion de l'épidémie de coronavirus.

Donald Trump succède à Barack Obama, le 20 janvier 2017.
Donald Trump succède à Barack Obama, le 20 janvier 2017. Crédit : Robyn BECK / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Barack Obama n'a pas mâché ses mots à l'heure de commenter la gestion de l'épidémie de Covid-19 par Donald Trump. L'ancien président des États-Uni a ainsi eu une conversation téléphonique avec d'anciens collaborateurs vendredi 8 mai, et en a profité pour taxer les décisions de son successeur de "désastre chaotique absolu", ont rapporté samedi des médias américains.

Jamais critique n'avait été aussi virulente, franche et explicite de la part du leader démocrate, qui garde une certaine capacité d'influence dans son camp. Barack Obama, dont les propos ont été diffusés par Yahoo News qui s'est procuré un enregistrement, invoque notamment la réponse à la crise sanitaire pour justifier la nécessité de choisir de bons dirigeants

Il en a appelé ses ex-conseillers à s'investir dans la campagne de Joe Biden, son ancien vice-président et candidat démocrate à la présidentielle de novembre face à Donald Trump. "L'élection qui arrive, à tous les niveaux, est tellement importante car nous n'affronterons pas seulement un individu ou un parti politique", a-t-il dit, selon ses propos rapportés par plusieurs médias. 

Barack Obama estime que le véritable adversaire, ce sont des "tendances de long-terme" comme "être tribal, être divisés, voir les autres comme des ennemis", qui risquent de caractériser "la vie américaine". Barack Obama avait déjà laissé entendre que le milliardaire républicain avait "rejeté les avertissements" sur les risques de pandémie.

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Donald Trump est accusé par ses détracteurs d'avoir d'abord minimisé la menace, puis d'avoir donné des consignes contradictoires et confuses, entre les appels à la prudence et la hâte de voir l'économie redémarrer.

Dans la conversation de vendredi, le premier président noir des États-Unis (2009-2017) est aussi revenu sur la décision controversée du ministère américain de la Justice de retirer le dossier d'accusation contre Michael Flynn, un ex-conseiller de Donald Trump poursuivi pour avoir menti sur ses contacts avec un diplomate russe.

"Il n'y a aucun précédent que l'on puisse trouver sur une personne inculpée de parjure qui s'en tire impunément", a-t-il dit. "C'est le genre de situation où l'on peut commencer à redouter que (...) notre lecture basique de l'État de droit soit menacée", a-t-il prévenu. "Quand on prend ce chemin, cela peut aller très vite, comme on l'a vu ailleurs", a-t-il ajouté, appelant à ne pas sous-estimer cet événement.

Là aussi, il souligne y voir une raison pour soutenir son ancien vice-président. "C'est pourquoi je vais passer autant de temps que nécessaire à faire campagne aussi intensivement que possible pour Joe Biden", a-t-il assuré.

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