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Brésil : "femme à barbe" ou "crocodile", Bolsonaro ironise sur les effets du vaccin Pfizer

Transformer "en femme à barbe", "en Superman" ou "en crocodile", Jair Bolsonaro a tenu un discours provocateur sur les éventuels effets secondaires du vaccin Pfizer. "Je ne me ferai pas vacciner", a-t-il déclaré.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a remis en question les effets secondaires des vaccins, notamment celui du laboratoire Pfizer, lors d'une cérémonie à Brasilia, le 17 décembre 2020.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a remis en question les effets secondaires des vaccins, notamment celui du laboratoire Pfizer, lors d'une cérémonie à Brasilia, le 17 décembre 2020. Crédit : EVARISTO SA / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Une curieuse interprétation des risques sanitaires liés aux vaccins contre le coronavirus. "Si une femme commence à avoir de la barbe” ou "si tu te transformes en crocodile, c'est ton problème", a lancé Jair Bolsonaro, jeudi 17 décembre, dans le deuxième pays le plus endeuillé au monde par l'épidémie. D'après le président brésilien, le laboratoire américain Pfizer ne prend aucune responsabilité face à d'éventuels effets indésirables provoqués par l'injection. 

"Si tu deviens superman ou si un homme commence à parler avec une voix efféminée, ils (les laboratoires) n'ont rien à voir avec ça", a-t-il renchéri, en notant que "dans le contrat de Pfizer, c'est très clair": l'entreprise pharmaceutique "n'est pas responsable de quelconques effets secondaires". 

Lors d'un discours tenu à Porto Seguro (nord-est), le dirigeant d'extrême droite s'est ainsi livré à une attaque contre les vaccins qui promettent d'enrayer la pandémie de Covid-19. "Le vaccin, une fois qu'il sera certifié par (l'agence régulatrice) Anvisa, sera accessible à tous ceux qui le veulent. Mais, moi, je ne me ferai pas vacciner", a précisé le chef de l'État polémique

Une vaccination obligatoire mais "non forcée"

Jeudi, malgré les réticences du président, la Cour suprême a déclaré la vaccination contre la maladie obligatoire, mais non "forcée". En d’autres termes, aucun usage de la force ne sera autorisé pour la prise de l'injection, mais les Brésiliens qui refusent le vaccin pourront écoper d'une amende ou se voir interdits de fréquenter certains lieux publics. 

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"Certains disent que je donne un mauvais exemple. Mais aux imbéciles, aux idiots qui disent ça, je réponds que j'ai déjà attrapé le virus, j'ai les anticorps, alors pourquoi me faire vacciner?", a-t-il ajouté, ignorant visiblement les cas de recontamination recensés dans plusieurs pays, le Brésil inclus. 

Mercredi, un nouveau record de nouvelles contaminations en 24 heures a été battu avec le cap des 70.000 cas dépassé et une moyenne de plus de 1.000 décès par jour. Près de 185.000 personnes sont mortes des suites de la maladie dans le pays. 

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