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Chine : l'ONU évoque des crimes contre l'humanité au Xinjang

Un rapport publié ce mercredi par l'ONU confirme la "détention arbitraire et discriminatoire de membres des Ouïghours et d'autres groupes", des accusations portées de longue date contre les autorités chinoises.

Michelle Bachelet, à la tête du Haut-Commissariat, a notamment évoqué des "pratiques récurrentes de la torture" au Xinjang.
Michelle Bachelet, à la tête du Haut-Commissariat, a notamment évoqué des "pratiques récurrentes de la torture" au Xinjang.
Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

L'ONU a publié un rapport très attendu ce mercredi 31 août sur la région chinoise du Xinjiang. Elle y évoque de possibles "crimes contre l'humanité" et fait état de "preuves crédibles" de tortures et de violences sexuelles à l'égard de la minorité ouïghoure et appelle la communauté internationale à agir.

"L'ampleur de la détention arbitraire et discriminatoire de membres des Ouïghours et d'autres groupes à prédominance musulmane (…) peut constituer des crimes internationaux, en particulier des crimes contre l'humanité", indique le rapport d'un peu moins de cinquante pages dans ses conclusions. L'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, dont c'était le dernier jour à la tête du Haut-Commissariat après un mandat de quatre ans, tient ainsi in extremis sa promesse en laissant publier le document peu avant minuit à Genève.

S'il ne semble pas comporter de révélations par rapport à ce qui était déjà connu de la situation dans le Xinjiang, ce document apporte le sceau de l'ONU aux accusations portées de longue date contre les autorités chinoises.

"Pratiques récurrentes de la torture"

Dans ce document, l'ONU a appelé la communauté internationale à agir d'urgence face aux accusations de torture et de violences sexuelles dans la région chinoise du Xinjiang que l'organisation juge "crédibles".

"Les allégations faisant état de pratiques récurrentes de la torture ou des mauvais traitements, notamment de traitements médicaux forcés et de mauvaises conditions de détention, sont crédibles, tout comme le sont les allégations individuelles de violences sexuelles et fondées sur le genre", écrit le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme dans le rapport.

"Mieux vaut tard que jamais. Ce sera un moment décisif", avait déclaré à l'AFP Sophie Richardson, directrice de l'ONG Human Rights Watch pour la Chine, avant la sortie du document. Elle estimait que cela allait montrer "qu'aucun État n'est au-dessus des lois". Plus que le contenu, c'est l'existence et la publication qui sont importantes à ses yeux parce que cela va obliger le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à se saisir du dossier. 

Le prétendu problème du Xinjiang est un mensonge totalement fabriqué et politiquement motivé

Zhang Jun

La Chine n'a cessé de répéter tout le mal qu'elle pensait du document. À l'ONU, à New York, l'ambassadeur chinois Zhang Jun a réaffirmé mercredi "être fermement opposé au rapport".

"Le prétendu problème du Xinjiang est un mensonge totalement fabriqué et politiquement motivé" qui freine le développement de la Chine, a-t-il dit, accusant Mme Bachelet de "se mêler des affaires intérieures chinoises".

Pour sa part, Michelle Bachelet a répondu que dialoguer avec les autorités chinoises comme elle l'a notamment fait lors d'un voyage controversé en Chine en mai, "ne signifie pas fermer les yeux".

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