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Colère agricole : Emmanuel Macron annonce qu'il votera contre le Mercosur, la Coordination rurale appelle ses troupes au repos

La Coordination rurale a bravé les interdictions et débarqué à l'aube, ce jeudi 8 janvier, avec des tracteurs autour de l'Arc de Triomphe et de la tour Eiffel. Dans la journée, le président de la République a annoncé que la France voterait contre cet accord vendredi à Bruxelles, invoquant un "rejet politique unanime".

Un tracteur d'agriculteurs bloquant la porte d'Auteuil à Paris, le 8 janvier 2026 à Paris.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Ce que nous savons pour l'instant
  • Des tracteurs d'agriculteurs membres du syndicat Coordination rurale sont entrés au cœur de Paris, ce jeudi avant l'aube, et certains ont réussi à gagner l'Arc de Triomphe, la Tour Eiffel et l'Assemblée nationale afin de porter dans la capitale les revendications d'une profession en colère. 
  • Dans l'après-midi, Emmanuel Macron a annoncé que la France voterait "contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur", invoquant un "rejet politique unanime".

    Selon le président de la République, "la France est favorable au commerce international, mais l'accord UE-Mercosur est un accord d'un autre âge, négocié depuis trop longtemps sur des bases trop anciennes".
  • La Coordination rurale a appelé, jeudi soir, ses troupes au repos et a demandé pour cela la "libération" de ses tracteurs ainsi que de ses adhérents interpellés,

    "Le combat sera dur et sera long", a ajouté le président de la Coordination rurale, Bertrand Venteau, en précisant que ses troupes étaient prêtes à "revenir". 
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La Coordination rurale appelle ses troupes au repos

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La Coordination rurale a appelé, jeudi soir, ses troupes au repos et a demandé pour cela la "libération" de ses tracteurs ainsi que de ses adhérents interpellés.

Mais les agriculteurs "à bout" craignent la signature imminente de l'accord UE-Mercosur malgré l'opposition réaffirmée d'Emmanuel Macron.

"libérer les tracteurs pour qu'on puisse rentrer"

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Le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau a appelé jeudi le ministère de l'Intérieur à "enlever les amendes, lever les gardes à vue et libérer" les tracteurs mis en fourrière pour que ses troupes, mobilisées depuis l'aube en région parisienne, puissent "rentrer se reposer".


"Je n'ai vu aucune déclaration comme quoi les paysans étaient essentiels pour la France, c'est une honte", a déclaré Bertrand. Venteau, juché sur un tracteur à la sortie de son rendez-vous avec la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. "Le combat sera dur et long", a-t-il ajouté, en précisant que ses troupes étaient prêtes à "revenir".

"Je vais attendre les annonces de la ministre de l'Agriculture et du Premier ministre", assure-t-il au micro de RTL. Allez vous reposer, on se replie, on analyse et on verra ce qu'on fera".

La coordination rurale demande un "moratoire" sur les contrôles

La Coordintaion Rurale demande un "moratoire" sur les contrôles jusqu'à la présidentielle, une mesure "facile" à prendre dans l'immédiat, a déclaré Bertrand Venteau, le président de la CR avant son rendez-vous.


Cette première condition pour lever le camp est "entre les mains du Premier ministre et de la ministre de l'Agriculture", a-t-il dit.

Il souhaite aussi la suppression des agences environnementales, ainsi que la fin de l'abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), stratégie qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.

La FNSEA demande une "loi spéciale" au printemps

Une "loi spéciale" pour la FNSEA. À la sortie de son entretien avec la présidente de l'Assemblée, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a demandé un "créneau d'ici mars-avril" au Parlement pour une loi spéciale destinée à apporter des réponses "concrètes".


Face à la défiance des agriculteurs envers les politiques, il a appelé les parlementaires à voter le budget de l'État pour 2026, qui soulagerait par exemple les viticulteurs, et à appuyer la publication des décrets pour "enfin" appliquer la loi d'orientation agricole et la loi dite Duplomb.

La FNSEA dit attendre "un signal très fort" de Sébastien Lecornu et appelle à manifester le 20 janvier

La FNSEA dit attendre du Premier ministre Sébastien Lecornu "un signal très fort" ce vendredi. Le syndicat appelle à manifester le 20 janvier à Strasbourg si le traité du Mercosur est signé par l'UE ce week-end.

chahutée devant l'Assemblée, Braun-Pivet propose une rencontre aux syndicats

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La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet vient à la rencontre des agriculteurs de la Coordination rurale devant le Palais Bourbon. Huée et sifflé, elle subit un accueil hostile avec des jets de projectiles.

Dans la tension, elle a annoncé qu'elle recevra les différents syndicats agricoles dans la journée, avant d'être exfiltrée. "Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14 heures", a-t-elle dit devant les manifestants.

Environ 25 agriculteurs en garde à vue selon la coordination rurale

Environ 25 agriculteurs ont été placés en garde à vue ce matin et au moins 10 tracteurs ont été saisis. "Ils ont été arrêtés cette nuit ou en début de nuit. On doit être à peu près à 25 gardes à vue et au moins 10 tracteurs mis en fourrière dans l'Essonne", dit le président du syndicat Bertrand Venteau sur BFMTV, dénonçant des propos "ignobles" de la porte-parole du gouvernement.

"Bloquer partiellement l'A13 comme c'est le cas ce matin ou tenter de venir devant l'Assemblée nationale avec toute la symbolique que ça induit, c'est encore une fois illégal. Et donc le ministre de l'Intérieur ne laissera pas faire", a affirmé Maud Bregeon ce matin.

le gouvernement dit qu'il "ne laissera pas faire" l'action "inacceptable" des agriculteurs

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Le gouvernement "ne laissera pas faire" les actions des agriculteurs en région parisienne qui sont "illégales", a prévenu sa porte-parole Maud Bregeon, sur franceinfo.


"Bloquer partiellement l'A13 comme c'est le cas ce matin ou tenter de venir devant l'Assemblée nationale avec toute la symbolique que ça induit, c'est encore une fois illégal. Et donc le ministre de l'Intérieur ne laissera pas faire", a-t-elle affirmé.

Une manifestation devant l'Assemblée nationale à 10 heures

Un appel à manifester devant l'Assemblée nationale à 10 heures, a été lancé par la Coordination rurale selon l'AFP. Simultanément, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau doit présenter ses vœux à la presse.

Le ministère de l'intérieur dénombre une centaine de tracteurs dans Paris, "la plupart bloqués aux portes"

Une centaine de tracteurs ont pu entrer dans Paris jeudi matin, même si "la plupart sont bloqués aux portes de la capitale", a indiqué le ministère de l'Intérieur à l'AFP peu avant 8 heures. Selon nos informations, ils ne sont qu'une vingtaine intra-muros.

Ces convois d'agriculteurs, à l'appel du syndicat Coordination rurale, ont contourné et forcé "parfois en prenant des risques totalement inconsidérés" les barrages mis en place dans la grande couronne et la petite couronne de Paris, selon cette même source. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, "suit très attentivement la situation", a ensuite précisé son entourage.

L'Autoroute A13 Coupée en direction de Paris au niveau de Saint-Cloud

Sytadin annonce la fermeture de l'autoroute A13 en direction de Paris au niveau de Saint-Cloud en raison d'une "manifestation".

"On s'est cachés" : le jeu du chat et de la souris des agriculteurs pour braver les interdictions de rassemblements dans paris

Une quinzaine de tracteurs se trouvent sur la place de l'Étoile, avec une petite troupe calme d'agriculteurs avec des bonnets jaunes de la Coordination rurale. Ils étaient surveillés en raison de l'interdiction de rassemblement dans Paris mais sont entrés dans la capitale après un jeu du chat et de la souris depuis plusieurs jours avec les forces de l'ordre.

"Je suis arrivé lundi à Paris, on s'est stockés avec les collègues petit à petit. On s'est cachés puis on a donné l'assaut, on est partis hier à 23 heures. On a fait la course avec les gendarmes, on a bien rigolé mais on n'est pas venus pour casser ! On est venus pour s'exprimer", détaille un manifestant sur place.

Le bazar dans Paris ce matin ? "C'est fort probable", répond La FDSEA île-de-France sur rtL

La FDSEA d'Île-de-France prépare une "action coup de poing" à Paris, confirme son président Guillaume Moret sur RTL ce jeudi matin. "On est sur la route, on converge vers Paris et on se dirige vers un lieu que je ne peux pas divulguer. La colère est telle que nous serons nombreux, c'est certain", explique-t-il, précisant que son syndicat privilégiera "une action en voiture et en piéton".

De quoi envisager un certain bazar dans la capitale ? "C'est fort probable, attention", répond-il, prévenant les automobilistes.

Ce live se termine

Merci à tous d'avoir suivi ce live consacré à la colère des agriculteurs. 

Toutes les dernières informations sont à suivre sur RTL.fr

La Coordination rurale appelle ses troupes au repos

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La Coordination rurale a appelé, jeudi soir, ses troupes au repos et a demandé pour cela la "libération" de ses tracteurs ainsi que de ses adhérents interpellés.

Mais les agriculteurs "à bout" craignent la signature imminente de l'accord UE-Mercosur malgré l'opposition réaffirmée d'Emmanuel Macron.

Les Jeunes Agriculteurs de Gironde veulent "compléter" les blocages initiés par la CR

Les Jeunes Agriculteurs de Gironde ont annoncé, ce jeudi soir, leur intention de "compléter" les "points de blocage", lancés depuis la nuit précédente par la Coordination rurale, dont plusieurs dizaines de militants bloquent un dépôt pétrolier sur le port de Bordeaux, avec leurs engins agricoles.

Le RN déposera deux motion de censure, annonce Jordan Bardella

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella a exprimé sur X : "Emmanuel Macron sait que l’accord du Mercosur sera adopté, quoi qu’il arrive et quel que soit le vote de la France.


En prétendant aujourd’hui s’y opposer, après des années de négociations sans jamais défendre les intérêts français, il tente une manœuvre de communication aussi tardive qu’hypocrite.
Cette mise en scène est une trahison des agriculteurs français, qui subiront directement les conséquences de cet accord.

Le Rassemblement National engagera donc deux motions de censure : à l’Assemblée nationale contre le gouvernement, au Parlement européen contre la Commission von der Leyen."

aux alentours de 20h30 : La manifestation des agriculteurs s’est achevée à Paris

Des tracteurs étaient en train de quitter Paris aux alentours de 20h30.

"L’étape de la signature de l’accord ne constitue pas la fin de l’histoire", exprime Emmmanuel Macron

 "L’étape de la signature de l’accord ne constitue pas la fin de l’histoire. Je continuerai de me battre pour la pleine mise en œuvre concrète des engagements obtenus de la Commission européenne et pour protéger nos agriculteurs" a-t-il assuré. 

Si Emmanuel Macron annoncé que la France voterait "contre" le traité de libre-échange avec le Mercosur, il a toutefois salué les "avancées" obtenues auprès de Bruxelles : "une clause de sauvegarde spécifique", sorte de "frein d’urgence" sur les importations agricoles des pays latino-américains du Mercosur en cas de déstabilisations de marché en Europe, mais aussi des "mesures de réciprocité sur les conditions de production" et des "contrôles" renforcés. Avant de résumer : "Plusieurs de ces progrès doivent encore être finalisés, la France y veillera". 

Il s’est aussi félicité d’autres engagements majeurs de la Commission européenne, sur le montant du budget futur de la politique agricole commune (PAC) et sur les prix des engrais.

depuis 19h, les manifestants quittent les lieux progressivement (paris)

À 19h, les manifestants réunis à l'Étoile, avenue de la Bourdonnais et devant l'Assemblée nationale quittaient progressivement les lieux.

Les échanges se poursuivent pour encadrer le départ des engins aux portes de Paris.

le préfet de police organise les modalités de sortie des rassemblements illégaux à paris

Comme le ministre de l'Intérieur l'a indiqué et conformément à ses instructions, le préfet de Police organise les modalités de sortie des rassemblements illégaux sur la plaque parisienne.

Macron votera contre l'accord avec le mercosur vendredi

Alors que la mobilisation des agriculteurs ne faiblit pas à Paris, Emmanuel Macron a informé la présidente de la Commission européenne de son intention de voter contre l'accorde commercial de de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur ce vendredi. Le président invoquant un "rejet politique unanime".

Malgré des "avancées incontestables" dont "il faut donner acte à la Commission européenne", "le constat doit être dressé d'un rejet politique unanime de l'accord, comme l'ont clairement montré les récents débats à l'Assemblée nationale et au Sénat" en France, a dit le chef de l'Etat dans un communiqué.

"L'étape de la signature de l'accord ne constitue pas la fin de l'histoire. Je continuerai de me battre pour la pleine mise en œuvre concrète des engagements obtenus de la Commission européenne et pour protéger nos agriculteurs", a-t-il assuré.


Par cette décision, la France rejoint l'Irlande, la Pologne ou la Hongrie, mais cela ne devrait pas empêcher le texte d'être validé par une majorité d'États membres lors du vote à majorité qualifiée à Bruxelles.

"libérer les tracteurs pour qu'on puisse rentrer"

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Le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau a appelé jeudi le ministère de l'Intérieur à "enlever les amendes, lever les gardes à vue et libérer" les tracteurs mis en fourrière pour que ses troupes, mobilisées depuis l'aube en région parisienne, puissent "rentrer se reposer".


"Je n'ai vu aucune déclaration comme quoi les paysans étaient essentiels pour la France, c'est une honte", a déclaré Bertrand. Venteau, juché sur un tracteur à la sortie de son rendez-vous avec la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. "Le combat sera dur et long", a-t-il ajouté, en précisant que ses troupes étaient prêtes à "revenir".

"Je vais attendre les annonces de la ministre de l'Agriculture et du Premier ministre", assure-t-il au micro de RTL. Allez vous reposer, on se replie, on analyse et on verra ce qu'on fera".

La Coordination rurale confirme l'arrestation d'un de ses membres

La Coordination rurale a confirmé, sur les réseaux sociaux, l'arrestation du président de la Coordination rurale, Cyril Garia, à Paris. "Une arrestation injustifiée, face à un responsable syndical qui défend les agriculteurs et leur droit à se faire entendre", dénonce l'organisation.

Le président de la coordination rurale de corse arrêté, selon Corse matin

Selon nos confrères de Corse Matin, le président de la Coordination rurale de Corse a été interpellé à Paris, vers 15h30 à l'issue d'un entretien à l'Assemblée nationale.

Laurent Nuñez s'exprimera à 18 heures

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, fera le point à 18 heures sur les actions menées à Paris par les agriculteurs en colère.

11 interpellations, 12 mises en fourrière, selon la préfecture

En début d'après-midi, la préfecture de police recensait 11 interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations en Ile-de-France, mais aucune dans Paris même.

La coordination rurale demande un "moratoire" sur les contrôles

La Coordintaion Rurale demande un "moratoire" sur les contrôles jusqu'à la présidentielle, une mesure "facile" à prendre dans l'immédiat, a déclaré Bertrand Venteau, le président de la CR avant son rendez-vous.


Cette première condition pour lever le camp est "entre les mains du Premier ministre et de la ministre de l'Agriculture", a-t-il dit.

Il souhaite aussi la suppression des agences environnementales, ainsi que la fin de l'abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), stratégie qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.

La FNSEA demande une "loi spéciale" au printemps

Une "loi spéciale" pour la FNSEA. À la sortie de son entretien avec la présidente de l'Assemblée, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a demandé un "créneau d'ici mars-avril" au Parlement pour une loi spéciale destinée à apporter des réponses "concrètes".


Face à la défiance des agriculteurs envers les politiques, il a appelé les parlementaires à voter le budget de l'État pour 2026, qui soulagerait par exemple les viticulteurs, et à appuyer la publication des décrets pour "enfin" appliquer la loi d'orientation agricole et la loi dite Duplomb.

VIDéo - Les tracteurs des manifestants dans paris

Ce matin, des agriculteurs de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier au matin, investissant notamment la place de l'Étoile avec leurs tracteurs et les abords de la tour Eiffel, protestant contre le Mercosur et la gestion de la dermatose par l'État. 

Laetitia Strauch-Bonart : "Je ne pense pas que les agriculteurs aient des projets violents contre des personnes"

Laetitia Strauch-Bonart, essayiste et auteur, analysait le mouvement de protestation des agriculteurs, ce matin sur RTL. "Je ne pense pas que les agriculteurs aient des projets violents contre des personnes, estime-t-elle. Je pense qu'ils veulent simplement montrer qu'ils sont là, être vus, être entendus. Ils ne veulent pas qu'on les oublie. Qu'on soit pour ou contre, il ne faut pas dramatiser outre mesure, sauf si évidemment, ensuite, il se produit des violences".

la Coordination rurale reçue par YaËL bRAUN-pIVET

Après avoir été reçus par Gérard Larcher aux côtés de la FNSEA, les représentants de la Coordination rurale s'entretiennent désormais avec la présidente de l'Assemblée nationale.

Arnaud Rousseau : "La colère des agriculteurs est légitime"

"La colère des agriculteurs est légitime et elle nécessite que les gens qui exercent le pouvoir apportent des réponses", a demandé le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau

"À court terme, ce sont les réponses que le Premier ministre s’est engagé à nous donner demain matin".

José Perez : "10% des structures agricoles vont déposer le bilan en fin d'année"

Aux abords de l'Assemblée, José Perez, coprésident de la CR du Lot-et-Garonne, prévient : "Si on crève demain, c'est des structures derrière nous qui vont crever (...) on est une chaîne". Il pointe aussi l'incohérence des dépenses publiques : "Quand on voit les moyens qu'ils ont mis pour que les agriculteurs ne montent pas à Paris... S'ils mettent autant de moyens pour sauver l'agriculture, je vous garantis que ça ira mieux".

Selon lui, "10% des structures agricoles vont déposer le bilan en fin d'année". Sur le fond, il est catégorique concernant le Mercosur : "Aucun produit ne respecte la norme française. Soit on applique une réglementation franco-française (...), soit on arrête".

Gérard Larcher a reçu les syndicats d'agriculteurs

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a également reçu ces deux syndicats à leur demande à la mi-journée, l'un après l'autre, a indiqué son cabinet.

aRNAUD rOUSSEAU : "Les agriculteurs ne croient plus dans la parole publique,

Le président de la FNSEA s'est exprimé à la sortie d'un entretien avec la présidente de l'Assemblée nationale. "Les agriculteurs ne croient plus dans la parole publique, ils veulent voir des résultats tangibles et concrets", affirme-t-il, tout en insistant sur son opposition au traité avec les pays du Mercosur. 

"Si le Mercosur est signé, on continuera à contrôler ce qui entre sur notre territoire", assure-t-il. 

Michel Barnier : "Le Mercosur menace notre agriculture"

"Le Mercosur menace notre agriculture", a déclaré l'ancien Premier ministre et ancien ministre de l'Agriculture, Michel barnier. "En novembre 2024, alors Premier ministre j’avais saisi le Parlement sur ce projet de traité, rappelle-t-il. Le gouvernement ne peut ignorer la voix du Parlement et doit voter contre cet accord".

pOUR eMMANUEL mACRON, l'Europe "doit accepter de mieux protéger ses frontières"

Dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, le président de la République a estimé que l'Europe "doit accepter de mieux protéger ses frontières", en référence à l'accord qui pourrait bientôt être signé avec les pays du Mercosur. 

"Le bon sens conduit plutôt à écouter nos producteurs sur ces sujets", a-t-il soutenu.

L'application waze a servi aux agriculteurs pour déjouer les barrages

Les manifestants ont réussi à "forcer et contourner" les barrages, selon les mots du ministère de l'Intérieur. Mais comment au juste ? Sur RTL, un agriculteur d'Agen révélait ce matin "s'être caché" pendant plusieurs jours avec d'autres collègues, pour "donner l'assaut" et arriver vers 4h30 à l'Arc de Triomphe ou à la tour Eiffel ce jeudi.
"C'est un super copilote, Waze", précise Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33, à franceinfo. "On avait tous les barrages indiqués de gendarmes, donc on les a tous contournés, on est parti en petits groupes. L'application nous a indiqué de passer par la porte de Gentilly sur le périphérique, et là, il n'y avait pas de gendarmes. Alors, on s'est dit : 'on va à la Tour Eiffel', et c'est passé !". La CR, qui parle de 500 tracteurs (contre une centaine selon Beauvau), avait caché des engins dans une ferme de l'Essonne fermée à clé.

La "consternation" d'Anne Hidalgo pour un arbre abattu

La maire de Paris a pris la parole pour regretter la destruction d'un arbre protégé. "J’ai appris avec consternation qu’au moins un arbre protégé a été abattu ce matin par des agriculteurs dans le 16eme arrondissement", écrit-elle sur le réseau social Bluesky

"La colère et le droit de manifester n’autorisent pas un tel acte. La nature a ses droits. Nous aimons nos arbres, bien commun des parisiens, et nous les protégeons", a conclu l'édile. 

Des centaines de manifestants devant l'assemblée

Le calme est revenu devant le palais Bourbon, mais les agriculteurs sont toujours là à l'Assemblée. Plus d'une centaine d'entre eux massés devant les grilles, bonnet jaune de la coordination rurale, vissés sur la tête. "C'est un ras-le-bol général, la DNC, le Mercosur, la PAC, la taxe carbone, aujourd'hui on n'en peut plus", nous affirme un manifestant de la Coordination rurale, bonnet jaune vissé sur la tête. 

La présidente de l'Assemblée reçoit actuellement des représentants des différentes organisations syndicales agricoles.

Annie Genevard reconnaît "des revendications légitimes"

La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé jeudi les agriculteurs qui manifestent dans Paris et plusieurs villes au "maintien du calme et au sens des responsabilités, et au dialogue", reconnaissant les "inquiétudes et revendications" de la profession comme "légitimes".

"Le dialogue est constant et il se poursuit. Le combat que je mène pour protéger nos agriculteurs continue. Des avancées importantes ont été obtenues cette semaine au niveau européen, mais le travail n'est pas terminé", a-t-elle ajouté dans une déclaration transmise à l'AFP.

Des actions d'agriculteurs dans toute la France

D'autres actions sont menées en France avec une dizaine de blocages routiers recensés tôt jeudi, en Bourgogne et dans le Sud-Ouest. Près de Bordeaux, l'accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde) est bloqué depuis mercredi soir.

"les gens sont tellement révoltés qu'on n'arrive plus à les tenir"

Simon Gouesbier, co-président de la Coordination rurale de la Somme, déclare sur RTL qu'il ne "cautionne pas, n'excuse pas", les gestes de manifestants en colère face à Yaël Braun-Pivet. 

"Dans notre syndicat, chacun est libre de ce qu'il fait. Moi, personnellement, je ne l'aurais pas fait. Après, je n'ai pas à commenter ce que mes collègues ont fait. C'est dommage parce qu'après, ce n'était pas le bon endroit pour discuter. Mais je pense que cette dame-là a eu le courage de venir. On aurait dû prendre un peu une autre façon de faire. Mais les gens sont tellement révoltés que même nous, on n'arrive plus à les tenir.".

"On a un monde agricole vraiment à bout"

Une centaine d'agriculteurs en tracteurs sont entrés dans Paris jeudi pour porter au cœur de la capitale les revendications de leur profession en colère, certains s'installant en milieu de matinée devant l'Assemblée nationale où la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a été chahutée.  La députée Renaissance a reçu un projectile au visage, dans une ambiance hostile.

"Ce qui se passe, c'est qu'on a un monde agricole qui est vraiment à bout, estime sur RTL Simon Gouesbier, co-président de la Coordination rurale de la Somme. On a des régions où ils ne voient plus aucune issue à leur avenir. Aujourd'hui, même nous, au sein du syndicat, on a du mal à les retenir. Et ça s'explique par le gouvernement qui ne nous écoute pas et qui nous mène en bateau depuis trop longtemps".

Le traité du Mercosur pourrait être signé ce week-end

Les syndicats agricoles disent unanimement "NON" à l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur, qui doit faire l'objet d'un vote des États membres vendredi à Bruxelles. La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon Maud Bregeon.

La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs, plus en retrait des mobilisations ces dernières semaines malgré des rassemblements dans les territoires, ont appelé jeudi matin à un grand rassemblement le 20 devant le Parlement européen à Strasbourg, si le traité était signé ce weekend.

La section locale d'Île-de-France a déposé dès jeudi matin une gerbe "aux agriculteurs français" devant la Tour Eiffel. En Belgique, des syndicats locaux ont appelé à des blocages routiers dans la soirée.

Trois gardes à vue d'agriculteurs toujours en cours ce matin

Trois gardes à vue d'agriculteurs étaient en cours ce matin, a appris RTL. Elles ont lieu à Nemours, en Seine-et-Marne, pour "refus d'obtempérer et mise en danger de la vie d'autrui". Ces trois personnes ont été interpellées par les gendarmes.


À noter également que trois autres gardes à vue ont eu lieu hier dans les Yvelines, avant d'être levées vers 19h30 selon nos informations.

La FNSEA dit attendre "un signal très fort" de Sébastien Lecornu et appelle à manifester le 20 janvier

La FNSEA dit attendre du Premier ministre Sébastien Lecornu "un signal très fort" ce vendredi. Le syndicat appelle à manifester le 20 janvier à Strasbourg si le traité du Mercosur est signé par l'UE ce week-end.

chahutée devant l'Assemblée, Braun-Pivet propose une rencontre aux syndicats

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La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet vient à la rencontre des agriculteurs de la Coordination rurale devant le Palais Bourbon. Huée et sifflé, elle subit un accueil hostile avec des jets de projectiles.

Dans la tension, elle a annoncé qu'elle recevra les différents syndicats agricoles dans la journée, avant d'être exfiltrée. "Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14 heures", a-t-elle dit devant les manifestants.

Des revendications "légitimes" pour la ministre de l'Agriculture

La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé les agriculteurs qui manifestent dans Paris et plusieurs villes au "maintien du calme et au sens des responsabilités, et au dialogue", reconnaissant les "inquiétudes et revendications" de la profession comme "légitimes".


"Le dialogue est constant et il se poursuit. Le combat que je mène pour protéger nos agriculteurs continue. Des avancées importantes ont été obtenues cette semaine au niveau européen, mais le travail n'est pas terminé", a-t-elle ajouté dans une déclaration transmise à l'AFP.

Environ 25 agriculteurs en garde à vue selon la coordination rurale

Environ 25 agriculteurs ont été placés en garde à vue ce matin et au moins 10 tracteurs ont été saisis. "Ils ont été arrêtés cette nuit ou en début de nuit. On doit être à peu près à 25 gardes à vue et au moins 10 tracteurs mis en fourrière dans l'Essonne", dit le président du syndicat Bertrand Venteau sur BFMTV, dénonçant des propos "ignobles" de la porte-parole du gouvernement.

"Bloquer partiellement l'A13 comme c'est le cas ce matin ou tenter de venir devant l'Assemblée nationale avec toute la symbolique que ça induit, c'est encore une fois illégal. Et donc le ministre de l'Intérieur ne laissera pas faire", a affirmé Maud Bregeon ce matin.

le gouvernement dit qu'il "ne laissera pas faire" l'action "inacceptable" des agriculteurs

Alerte

Le gouvernement "ne laissera pas faire" les actions des agriculteurs en région parisienne qui sont "illégales", a prévenu sa porte-parole Maud Bregeon, sur franceinfo.


"Bloquer partiellement l'A13 comme c'est le cas ce matin ou tenter de venir devant l'Assemblée nationale avec toute la symbolique que ça induit, c'est encore une fois illégal. Et donc le ministre de l'Intérieur ne laissera pas faire", a-t-elle affirmé.

l'autoroute A13 de nouveau ouverte

Fermée à l'aube dans le sens province-Paris vers Saint-Cloud, l'autoroute A13 a rouvert peu après 8h15 selon Sytadin.

Une manifestation devant l'Assemblée nationale à 10 heures

Un appel à manifester devant l'Assemblée nationale à 10 heures, a été lancé par la Coordination rurale selon l'AFP. Simultanément, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau doit présenter ses vœux à la presse.

"Bravo les gars" : le message de la CR33 aux agriculteurs réunis à paris

"Ils sont partis dans la nuit de dimanche à lundi, ils ont été en garde à vue, ils ont eu la neige, mais aussi une solidarité sans faille", salue la CR33, alors que des agriculteurs du syndicat agricole sont entrés dans Paris avec leurs tracteurs ce matin. "Bravo les gars", les félicite-t-elle sur Facebook, postant des images du rassemblement devant la tour Eiffel.

Le président de la CR demande à rencontrer Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher

Le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau dénonce la mise en fourrière de certains tracteurs par les forces de l'ordre, sur Europe 1. "C’est inacceptable parce qu’on voulait arriver pacifiquement dans Paris et les méthodes utilisées ne sont pas les bonnes. Qu’on nous laisse tranquille, qu’on libère les tracteurs", demande-t-il.

Il souhaite rencontrer la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et celui du Sénat Gérard Larcher. "Si on n’a pas les rendez-vous, je ne sais pas ce qui va se passer. On est très fatigués et il peut y avoir un écho dans les campagnes qui soit très fort. Il faut une prise de conscience, sinon ça va devenir impossible. Qu’ils ouvrent leurs portes et qu’ils nous écoutent", ajoute-t-il.

Le ministère de l'intérieur dénombre une centaine de tracteurs dans Paris, "la plupart bloqués aux portes"

Une centaine de tracteurs ont pu entrer dans Paris jeudi matin, même si "la plupart sont bloqués aux portes de la capitale", a indiqué le ministère de l'Intérieur à l'AFP peu avant 8 heures. Selon nos informations, ils ne sont qu'une vingtaine intra-muros.

Ces convois d'agriculteurs, à l'appel du syndicat Coordination rurale, ont contourné et forcé "parfois en prenant des risques totalement inconsidérés" les barrages mis en place dans la grande couronne et la petite couronne de Paris, selon cette même source. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, "suit très attentivement la situation", a ensuite précisé son entourage.

un dépôt de carburant bloqué près de Bordeaux par la CR33

L'accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde), près de Bordeaux, est bloqué depuis mercredi soir par une quarantaine d'engins agricole de la Coordination rurale, qui entend exprimer les revendications d'une profession en colère, a indiqué jeudi matin la préfecture.

"Dans le cadre du mouvement de contestation à l'échelle nationale, une action de mobilisation d'agriculteurs de la CR est en cours aux abords du dépôt pétrolier DPA, situé sur les terrains du Grand Port Maritime de Bordeaux à Bassens", a écrit la préfecture de la Gironde dans un communiqué. "Depuis 22h, une quarantaine d'engins agricoles, de camions et de véhicules légers empêchent l'accès au site", poursuit la préfecture, précisant que les forces de police et de gendarmerie sont sur place.


"Besoin de monde, tracteurs, bennes pleines !! On est tous concernés, ON NE CRÈVERA PAS EN SILENCE", a écrit la CR33 sur son compte Facebook, postant plusieurs photos du blocage à Bassens.

L'Autoroute A13 Coupée en direction de Paris au niveau de Saint-Cloud

Sytadin annonce la fermeture de l'autoroute A13 en direction de Paris au niveau de Saint-Cloud en raison d'une "manifestation".

"On s'est cachés" : le jeu du chat et de la souris des agriculteurs pour braver les interdictions de rassemblements dans paris

Une quinzaine de tracteurs se trouvent sur la place de l'Étoile, avec une petite troupe calme d'agriculteurs avec des bonnets jaunes de la Coordination rurale. Ils étaient surveillés en raison de l'interdiction de rassemblement dans Paris mais sont entrés dans la capitale après un jeu du chat et de la souris depuis plusieurs jours avec les forces de l'ordre.

"Je suis arrivé lundi à Paris, on s'est stockés avec les collègues petit à petit. On s'est cachés puis on a donné l'assaut, on est partis hier à 23 heures. On a fait la course avec les gendarmes, on a bien rigolé mais on n'est pas venus pour casser ! On est venus pour s'exprimer", détaille un manifestant sur place.

Le bazar dans Paris ce matin ? "C'est fort probable", répond La FDSEA île-de-France sur rtL

La FDSEA d'Île-de-France prépare une "action coup de poing" à Paris, confirme son président Guillaume Moret sur RTL ce jeudi matin. "On est sur la route, on converge vers Paris et on se dirige vers un lieu que je ne peux pas divulguer. La colère est telle que nous serons nombreux, c'est certain", explique-t-il, précisant que son syndicat privilégiera "une action en voiture et en piéton".

De quoi envisager un certain bazar dans la capitale ? "C'est fort probable, attention", répond-il, prévenant les automobilistes.

Quelques tracteurs sur La place de l'étoile sont encadrés par un dispositif policier

Quelques tracteurs se trouvent actuellement sur la place de l'Étoile après avoir remonté les Champs-Élysées. Ils sont encadrés par un dispositif policier autour de l'Arc de Triomphe.

Un arrêté interdit les rassemblements non déclarés près des institutions

Selon un arrêté de la préfecture de police de Paris, en vigueur jusqu'à vendredi, les secteurs à proximité des institutions politiques sont ainsi interdits à des rassemblements non déclarés, comme Matignon, l'Assemblée nationale, le ministère de l'Agriculture, l'Élysée ou encore le Sénat. Idem au marché de Rungis et l'Agence nationale de sécurité sanitaire à Maisons-Alfort.

Mercosur, Dermatose, UE : Pourquoi les agriculteurs protestent

Les agriculteurs protestent notamment contre le Mercosur et la gestion de l'épisode de dermatose par l'État. Depuis l'hiver 2024, les agriculteurs demandent des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et propice à créer une concurrence déloyale.

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