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Qui sont les Ouïghours, reconnus victimes de génocide par l'Assemblée nationale ?

L'Assemblée nationale a adopté une résolution dénonçant le "génocide" des Ouïghours par la Chine. Quelle est cette minorité dont de nombreux gouvernements dénoncent le sort ?

Un "centre" suspecté de détenir des Ouïghours, près de Hotan, dans le Xinjiang, ici en mai 2019
Un "centre" suspecté de détenir des Ouïghours, près de Hotan, dans le Xinjiang, ici en mai 2019
Crédit : GREG BAKER / AFP
Cassandre Jeannin & Coline Daclin

"Déportation", "massacre", "trafic d'organes"... Les mots pour parler des persécutions des Ouïghours en Chine sont forts et les images qui circulent sur les réseaux sociaux le sont tout autant. Ce jeudi 20 janvier, l'Assemblée nationale a adopté une résolution dénonçant le "génocide" de cette minorité par la Chine, demandant au gouvernement d'en faire de même. Le ministre délégué au Commerce extérieur Franck Riester a assuré que le sort de cette communauté était "évoqué au plus haut niveau" lors des entretiens avec les officiels chinois. 

Les Ouïghours sont un peuple turcophone, à majorité des musulmans sunnites, qui vivent principalement dans la région du Xinjiang, en Chine. Ils constituent le principal groupe ethnique de la région qu'ils partagent toutefois avec les Hans.

Si cette population est persécutée c'est parce que le Xinjiang fait l'objet de volontés indépendantistes depuis de nombreuses années, ce que le gouvernement chinois n'accepte pas. Des tensions se sont développées entre les Ouïghours et les Hans au fil des années sur fond d'attentats. 

En 2016, l'ancien militaire Chen Quanguo a été élu à la tête de la région du Xinjiang et a développé des camps dits de "rééducation" pour les Ouïghours, qui sont en fait des camps d'internement dans lesquels auraient lieu des stérilisations et avortements forcés, viols, tortures, prélèvement d'organes, exécutions et surveillance de masse. 

Le boycott des JO de Pékin

À écouter aussi

Amnesty International a appelé mercredi 19 janvier la communauté internationale à ne pas laisser la Chine utiliser ses Jeux olympiques d'hiver, qui se tiendront du 4 au 20 février, pour détourner l'attention de ses violations des droits humains, au Xinjiang. Les Etats-Unis, l'Australie, le Canada et la Grande-Bretagne ont annoncé qu'ils n'enverront pas de représentants officiels à Pékin, évoquant notamment "le génocide en cours et des crimes contre l'humanité" dans cette province. 

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