2 min de lecture Afrique

Attaques jihadistes : le Burkina Faso fortement déconseillé par le Quai d'Orsay

En proie depuis 2015 à des attaques jihadistes récurrentes, le Burkina Faso est désormais entièrement "déconseillé sauf raison impérative" par le ministère français des Affaires étrangères.

Des soldats burkinabé dans la région de Soum, dans le nord du pays.
Des soldats burkinabé dans la région de Soum, dans le nord du pays. Crédit : MICHELE CATTANI / AFP
Charles Deluermoz et AFP

Attention si vous comptiez vous rendre prochainement au Burkina Faso, le pays africain est désormais entièrement "déconseillé sauf raison impérative" ou "formellement déconseillé" par le ministère français des Affaires étrangères.

Le Quai d'Orsay a actualisé sa carte de conseils aux voyageurs sur le Burkina : la zone rouge (formellement déconseillée) reste la même, couvrant tout le Nord, l'Est et les frontières ouest alors que tout le reste du pays est désormais orange (déconseillé sauf raison impérative). Jusqu'à récemment le centre du pays était encore en jaune (vigilance renforcée) alors que la capitale Ouagadougou était en zone orange depuis mars 2018.

Les attaques attribuées aux groupes jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda, d'autres au mouvement Etat islamique, ont fait près de 700 morts depuis début 2015, selon un comptage de l'AFP, et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés, selon l'ONU.

Le pays "au coeur du conflit"

"La détérioration sécuritaire au Sahel est très préoccupante. L'épicentre de l'insécurité était auparavant au Mali, aujourd'hui le Burkina Faso est désormais au cœur du conflit", a estimé mardi Patrick Youssef, directeur adjoint du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour l'Afrique, lors d'une conférence de presse au Forum de Dakar sur les questions de sécurité.

À lire aussi
Bernard-Henri Levy s'adresse aux étudiants de l'université Kyiv Mohyla, à Kiev, le 16 mai 2014 (archives) Nigeria
Bernard-Henri Levy alerte sur le massacre de chrétiens au Nigéria

"Depuis le début de l'année, le nombre de déplacés internes a augmenté en flèche. Rien qu'entre juillet et septembre, leur nombre est passé de 280.000 à 485.000", a-t-il rappelé, pointant que la situation s'est particulièrement dégradée dans la province du Soum (nord du Burkina, à la frontière avec le Mali), où "des groupes armés prennent progressivement le contrôle territorial de la zone".

Au Burkina comme au Mali et au Niger, "l'émergence de nouveaux groupes armés et leur fragmentation rendent de plus en plus difficile l'obtention de garanties pour se déplacer dans les zones affectées par les violences", a-t-il déploré en enjoignant les États du sahel à "œuvrer pour garantir un accès à l'aide humanitaire".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Afrique Burkina Faso Voyage
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants