2 min de lecture Otages français

Otages au Burkina Faso : était-il dangereux de partir dans cette zone du Bénin ?

ÉCLAIRAGE - Les otages eux-mêmes ont reconnu à leur arrivée en France samedi 11 mai qu'ils auraient dû "prendre davantage en considération les recommandations de l'État et la complexité de l'Afrique". Mais le parc où ont été enlevés les otages n'était pas en zone rouge.

Les deux ex-otages français, Laurent L et Patrick P, libérés dans le nord du Burkina Faso
Les deux ex-otages français, Laurent L et Patrick P, libérés dans le nord du Burkina Faso Crédit : STR / AFP
Pierre Julien et Sarah Ugolini

Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, a ouvertement mis en cause les deux Français enlevés au Bénin le 1er mai dernier. Selon l'ancien ministre des Armées, ils ont "pris des risques majeurs". Il a par ailleurs souhaité rappeler lors de l'arrivée des ex-otages sur le tarmac de Villacoublay ce samedi 11 mai que les conseils aux voyageurs "ne sont pas des vœux pieux mais des conditions impératives". "Ces deux personnes se sont aventurées dans une zone dangereuse, vivement déconseillée par le Quai d'Orsay", a également dénoncé le maire de Toulon Hubert Falco.  

Alors en se rendant au nord du Bénin, Laurent Lassimouillas et Patrick Picque ont-ils pris des risques inconsidérés ? Les otages eux-mêmes ont reconnu à leur arrivée en France qu'ils auraient dû "prendre davantage en considération les recommandations de l'État et la complexité de l'Afrique". Pourtant, quand on se rend sur le site du quai d'Orsay avant le 1er mai, ce secteur de l'extrême-nord du Bénin n'était pas formellement déconseillé. Il y avait simplement une possibilité de risque signalée si on voulait faire du tourisme dans un parc aussi riche en faune sauvage. 

Le problème c'est que les autorités françaises ont peut-être sous-estimé le fait que le parc de la Pendjari se situe à la frontière du Niger et du Burkina Faso et qu'évidemment les groupes armés terroristes en profitent pour se réfugier d'un côté ou de l'autre en fonction des événements. Cela laisse planer une menace certaine pour ceux et celles qui seraient amenés à croiser leur route. 

Le parc est désormais considérée comme zone rouge

Laurent Lassimouillas et Patrick Picque étaient quant à eux en train de terminer leur périple au Bénin où tout s'était bien passé au moment de leur enlèvement. Ils ont décidé de visiter le parc de la Pendjari pour un safari photos sans inquiétude particulière puisqu'on leur a dit qu'il y avait des rangers et des gardes qui assuraient la sécurité des lieux. 

Désormais, la zone est considérée comme rouge, c'est-à-dire à très haut risque, en priorité d'enlèvements. L'opération menée par l'armée française avait en effet pour but d'"éviter que se développe au Sahel une logique de prise d'otage de guerre dont le but est d'obtenir des financements pour le terrorisme" selon Jean-Yves Le Drian.

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