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Bases militaires, souveraineté, levée des droits de douane : ce que l'on sait du futur accord sur le Groenland annoncé par Donald Trump

Après plusieurs semaines de déclarations agressives, Donald Trump a annoncé à Davos la suspension de ses menaces de droits de douane et assure avoir renoncé à toute option militaire concernant le Groenland. Des "messages positifs" selon le ministre danois des Affaires étrangères, même si le flou reste total autour du projet d’accord évoqué par le président américain.

Donald Trump lors de son discours à Davos, le 21 janvier 2026.

Crédit : Mandel NGAN / AFP

Ce que l'on sait du futur accord sur le Groenland annoncé par Donald Trump

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Thomas Despré & AFP - édité par Yasmine Boutaba

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Donald Trump fait marche arrière et renonce aux droits de douanes sur les pays européens. Depuis le Forum économique mondial de Davos, le président américain a évoqué sur Truth Social "le cadre d’un futur accord" concernant le Groenland et plus largement la région arctique, à l’issue d’une réunion qu’il qualifie de "très productive" avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. Aucun détail concret n’a toutefois été fourni, et le président américain a assuré qu’il n’était "pas question d’argent" dans les négociations.

Dans la foulée de cette annonce, Donald Trump a renoncé aux menaces sur les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février et viser plusieurs pays européens - dont la France qui s'élevaient à hauteur de 200% sur les vins et les champagnes français. Wall Street a immédiatement réagi favorablement à cette désescalade, avec une nette progression des principaux indices après une séance de forte baisse la veille.

Des discussions prévues entre Copenhague et Washington

Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a estimé que les annonces de Donald Trump constituaient un signal d’apaisement. Sur la télévision publique DR, il a souligné la pause annoncée dans la guerre commerciale et l’abandon explicite de toute attaque contre le Groenland, sans toutefois se prononcer sur le contenu de l’accord évoqué par Washington.

Selon Copenhague, les discussions sur le Groenland doivent désormais se poursuivre avec le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio. Des interlocuteurs déjà connus des autorités danoises, avec lesquels une discussion approfondie est envisagée, alors que les lignes rouges du Danemark restent inchangées : respect du droit international, de la souveraineté des États et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Trump entretient le flou sur la souveraineté du Groenland

Si l’annonce a été accueillie avec un soulagement prudent au Danemark, la méfiance domine sur l’île arctique. À Nuuk, plusieurs habitants interrogés dénoncent un discours jugé "peu crédible" et ont tenu à rappeler que le "Groenland appartenait aux Groenlandais" au micro de RTL. Des responsables politiques locaux ont également contesté toute légitimité de l’Otan à négocier sur l’avenir du territoire ou de ses ressources, rappelant qu’une large majorité de la population reste opposée à un rattachement aux États-Unis.

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Fidèle à son style, le président américain a affirmé que l’accord en discussion donnait aux États-Unis "tout ce qu’ils voulaient" et "pour toujours", sans jamais clarifier la question centrale de la possession du territoire. Interrogé sur une éventuelle souveraineté américaine sur le Groenland, il a éludé, parlant d’un "accord de long terme par excellence". Mark Rutte a de son côté assuré que la question de la souveraineté n’avait pas été abordée à Davos.

Des zones sous pavillon américain

D'après des informations relayées par le New York Times, le futur accord en discussion pourrait inclure le transfert de petites portions de territoire groenlandais sous administration américaine, dans le but d'y établir des bases militaires. Cette perspective, ne mentionne pas la possibilité d'un achat du Groenland, une idée pourtant évoquée par le président américain lors de ses déclarations précédentes.

Les avancées obtenues hier soir, semblent suffisantes pour lever donc les sanctions brandies contre l'Europe, au moins jusqu'aux prochaines menaces.

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