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EN DIRECT - Procès en appel du RN : après Marine Le Pen, Louis Aliot appelé à la barre ce jeudi matin

Après les deux auditions de Marine Le Pen, Louis Aliot est appelé à la barre pour la septième journée du procès en appel des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national) ce jeudi 22 janvier. Accusé de détournement de fonds publics, il avait été condamné en première instance et avait fait appel.

Louis Aliot, le 13 janvier 2026 lors de l'ouverture du procès en appel du RN

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Les infos à retenir
  • Après un jour et demi d’audition de Marine Le Pen, c’est au tour de Louis Aliot d’être interrogé. Il lui est reproché d’avoir indûment imputé au Parlement européen la rémunération de Laurent Salles, présenté comme assistant parlementaire, alors que celui-ci (mort en juillet 2025) exerçait en réalité des fonctions au service du Front national. Louis Aliot, condamné en première instance, avait interjeté appel.
  • Au moment où l'extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l'Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l'élection présidentielle empêchée par la justice.
  • En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen - qui s'est constitué partie civile - a été chiffré à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros déjà remboursés par une partie des prévenus. 
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"Oui, Laurent Salles a travaillé pour moi"

L'avocat général poursuit : "Dès lors qu’on a trouvé aucune trace de travail de Laurent Salles pour vous, qu’il n’y a qu’un contact téléphonique entre vous qui a été retrouvé pour l’organisation de la galette des Rois de 2015, est-ce que vous trouvez sérieux de dire qu’il a travaillé pour vous ?"

Tourné vers l'avocat général, l'ex-député le répète pour la énième fois : il y’avait un "grand désordre" avec l’installation de 23 députés européens, et conclut : "Oui, Laurent Salles a travaillé pour moi".

"L’agenda, c’est caler des rendez vous... pas forcément des traces écrites"

Questions de l’avocat général : "Vous vous souvenez comment vous avez justifié le travail de Laurent Salles ?" 

"Un travail de secrétariat et il gérait mon agenda", répète Louis Aliot. 

"Pourquoi ne l’avoir pas donné pour preuve ? [l'agenda, NDLR]", renchérit l'avocat général. 

"L’agenda, c’est caler des rendez vous... pas forcément des traces écrites", insiste le maire de Perpignan. 

"Il y’a quelque chose qui ne colle pas ?"

Question de l’avocat du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve : "Votre assistant a dit qu’il travaillait à 70% pour le parti (DNGM) et à 30 % pour vous. C’est donc bien qu’il y’a quelque chose qui ne colle pas ?"

"Ce n'est pas tout a fait ça, répond Louis Aliot. En novembre, par exemple, il a beaucoup travaillé sur le congrès de Lyon qui avait une forte dimension européenne je le redis". 

Louis Aliot plaide le "grand désordre"

La présidente : "Lors de ses auditions, Laurent Salles va dire qu’il a travaillé en partie pour la direction nationale aux grandes manifestations (DNGM) (pour le parti donc, pas pour l’Europe), et en partie pour vous, avec des proportions qui changent. Mais il reconnaît bien avoir travaillé pour la DNGM. 

Il précise qu'avant son embauche, il voulait travailler à la DNGM. Il a donc contacté Nicolas Bay pour ça. Il indique aussi que tout ça s'est fait grâce à un contrat d’assistance européen"

Le maire de Perpignan ne répond pas directement mais plaide le "grand désordre" qu’il y avait en juillet 2014 et que l’essentiel des mails était alors consacrés à mettre ce contrat "au carré". 

Le nom de Louis Aliot apparaît peu dans l'agenda de son assistant

La présidente : "Sur l’agenda de Laurent Salles, votre nom n’apparaît presque jamais, alors qu'on lit beaucoup celui d’Aymeric Chauprade... On trouve seulement une galette des Rois en janvier 2015 dans votre circonscription." 

Louis Aliot : "Il a dit, je crois, qu’il avait deux agendas, celui là était son agenda personnel et militant". 

"Ça aurait dû être ma boussole de mettre tout ça au carré"

La présidente reprend les mots de l'assistant : "En audition, Laurent Salles a expliqué qu’il ne vous connaissait pas sauf pour des fonctions au sein du parti et que vous l’aviez embauché sans entretien, et sans même évoquer une rémunération".

"Il est un peu revenu sur ses déclarations après, rétorque Louis Aliot. Quoi qu’il en soit, j’ai ensuite mis tout ça au carré, ça aurait dû être ma boussole de mettre tout ça au carré". 

"C’est le cœur de la machine à ce moment là"

"Il semble que votre assistant connaisse mieux les règles de prise en charge des frais que vous", tacle la présidente.

Elle poursuit sur le contrat de Laurent Salles : "Vous avez déclaré qu’un assistant parlementaire européen pouvait travailler de n’importe où. En l’occurrence, Laurent Salles est installé au siège du parti à Paris. Pourquoi vous êtes si souvent à Paris ?"

Louis Aliot répond : "C’est le cœur de la machine à ce moment là".

L'avocat général se veut insistant

"Laurent Salles a pu varier dans les versions mais il a travaillé pour la DNGM du parti. Je vous demande votre avis : s’il n’avait travaillé que pour ce service (pour le parti donc, pour organiser les grands manifestations) trouveriez-vous ça normal que ce soit le parlement européen qui paye ?", insiste l'avocat général.

Louis Aliot : "Étant donné la manière dont vous me poser la question, je dirais que non".

"Oui, Laurent Salles a travaillé pour moi"

L'avocat général poursuit : "Dès lors qu’on a trouvé aucune trace de travail de Laurent Salles pour vous, qu’il n’y a qu’un contact téléphonique entre vous qui a été retrouvé pour l’organisation de la galette des Rois de 2015, est-ce que vous trouvez sérieux de dire qu’il a travaillé pour vous ?"

Tourné vers l'avocat général, l'ex-député le répète pour la énième fois : il y’avait un "grand désordre" avec l’installation de 23 députés européens, et conclut : "Oui, Laurent Salles a travaillé pour moi".

"L’agenda, c’est caler des rendez vous... pas forcément des traces écrites"

Questions de l’avocat général : "Vous vous souvenez comment vous avez justifié le travail de Laurent Salles ?" 

"Un travail de secrétariat et il gérait mon agenda", répète Louis Aliot. 

"Pourquoi ne l’avoir pas donné pour preuve ? [l'agenda, NDLR]", renchérit l'avocat général. 

"L’agenda, c’est caler des rendez vous... pas forcément des traces écrites", insiste le maire de Perpignan. 

"Il y’a quelque chose qui ne colle pas ?"

Question de l’avocat du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve : "Votre assistant a dit qu’il travaillait à 70% pour le parti (DNGM) et à 30 % pour vous. C’est donc bien qu’il y’a quelque chose qui ne colle pas ?"

"Ce n'est pas tout a fait ça, répond Louis Aliot. En novembre, par exemple, il a beaucoup travaillé sur le congrès de Lyon qui avait une forte dimension européenne je le redis". 

Marine Le Pen présente dans la salle

Marine Le Pen est présente et écoute attentivement les débats. 

"c’est un garçon très sensibles"

"À l’automne 2024, lors du procès en première instance, Laurent Salles avait totalement refusé de répondre aux questions du tribunal , comment vous l’interprétez ? C’est très rare", s'interroge la présidente. 

"Je ne sais pas mais c’est un garçon très sensibles. Il a peut-être eu peur d’être déstabilisé en interrogatoire", suppose Louis Aliot. 

Laurent Salles avait tenté de se suicider au siège du parti en juin dernier, avec un pistolet d’abattage pour bovins. Il est décédé 15 jours plus tard. Aucune explication n’a été donnée par le parti après son geste.

Louis Aliot plaide le "grand désordre"

La présidente : "Lors de ses auditions, Laurent Salles va dire qu’il a travaillé en partie pour la direction nationale aux grandes manifestations (DNGM) (pour le parti donc, pas pour l’Europe), et en partie pour vous, avec des proportions qui changent. Mais il reconnaît bien avoir travaillé pour la DNGM. 

Il précise qu'avant son embauche, il voulait travailler à la DNGM. Il a donc contacté Nicolas Bay pour ça. Il indique aussi que tout ça s'est fait grâce à un contrat d’assistance européen"

Le maire de Perpignan ne répond pas directement mais plaide le "grand désordre" qu’il y avait en juillet 2014 et que l’essentiel des mails était alors consacrés à mettre ce contrat "au carré". 

"Peu de preuves de travail"

"Autres question, il y a très peu de preuves de travail de Laurent Salles pour vous", dit la présidente. 

Louis Aliot répond que "c’était beaucoup de présence en commissions et en sous commission". 

Le nom de Louis Aliot apparaît peu dans l'agenda de son assistant

La présidente : "Sur l’agenda de Laurent Salles, votre nom n’apparaît presque jamais, alors qu'on lit beaucoup celui d’Aymeric Chauprade... On trouve seulement une galette des Rois en janvier 2015 dans votre circonscription." 

Louis Aliot : "Il a dit, je crois, qu’il avait deux agendas, celui là était son agenda personnel et militant". 

Des échanges avec le service de l’organisation des grandes manifestations

"Pendant sa période d’assistant on voit beaucoup d’échanges de mails de Laurent Salles avec les responsables du service de l’organisation des grandes manifestations du parti FN, notamment Yann Le Pen, il semble donc vraiment travailler pour le service", lance la présidente. 

Louis Aliot : "À ce moment-là, on organisait un congrès très important du FN et il y avait évidemment une dimension européenne puisque nous avions plusieurs députés européens".

Un flou autour des fonctions de Laurent Salles

La présidente poursuit : "Si on prend l’annuaire du parti d’octobre 2014, Laurent Salles est cité comme 'assistant aux grandes manifestations du parti', soit une fonction uniquement dédié au parti".

Lors de son audition, Louis Aliot avait indiqué que c'était le service qu'il dirigeait à l'époque. 

En clair, le maire de Perpignan dit que c'était "en rapport avec la localisation géographique du bureau et de son téléphone, pour pouvoir le joindre".

"Mais s’il était indiqué assistant à l’organisation des grandes manifestations et assistant européen de Louis Aliot, je comprendrais, mais là je ne comprends pas, vous comprenez ?"

L'ex-député européen répond sobrement : "Je comprends". 
 

"Ça aurait dû être ma boussole de mettre tout ça au carré"

La présidente reprend les mots de l'assistant : "En audition, Laurent Salles a expliqué qu’il ne vous connaissait pas sauf pour des fonctions au sein du parti et que vous l’aviez embauché sans entretien, et sans même évoquer une rémunération".

"Il est un peu revenu sur ses déclarations après, rétorque Louis Aliot. Quoi qu’il en soit, j’ai ensuite mis tout ça au carré, ça aurait dû être ma boussole de mettre tout ça au carré". 

Laurent Salles embauché pour du "secrétariat"

Sur l’embauche de Laurent Salles, la présidente insiste : "Quand vous embauchez Laurent Salles en juillet 2014, après votre élection à Strasbourg, qu’est ce que vous attendez de lui ?"

Réponse du maire de Perpignan : "Au début, tout de suite, d’abord du secrétariat, car je commençais à recevoir plein de courriers".

"C’est le cœur de la machine à ce moment là"

"Il semble que votre assistant connaisse mieux les règles de prise en charge des frais que vous", tacle la présidente.

Elle poursuit sur le contrat de Laurent Salles : "Vous avez déclaré qu’un assistant parlementaire européen pouvait travailler de n’importe où. En l’occurrence, Laurent Salles est installé au siège du parti à Paris. Pourquoi vous êtes si souvent à Paris ?"

Louis Aliot répond : "C’est le cœur de la machine à ce moment là".

Les inquiétudes de Laurent Salles

La présidente interroge maintenant Louis Alliot sur un mail de Laurent Salles, en 2014, qui s’inquiète de la prise en charge de frais de certains assistants européens du Front National pour se rendre à un congrès du parti à Lyon, qui pourrait sortir du cadre des activités en lien avec le parlement européen.

la présidente insiste sur ce contrat

La présidente questionne avec insistance Louis Alliot sur le contrat de Laurent Salles qui mentionnait explicitement des impossibilités légales. 

Le contrat de Laurent Salles

Le maire de Perpignan est interrogé par la présidente sur l’embauche de Laurent Salles comme assistant parlementaire européen entre juillet 2014 et février 2015.

18 mois d'emprisonnement dont six ferme sous bracelet électronique

Le tribunal avait condamné le vice-président du RN, par ailleurs maire de Perpignan et candidat à sa propre succession lors des municipales de mars, à une peine de 18 mois d'emprisonnement dont six ferme sous bracelet électronique, 8.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité.


Cette dernière condamnation avait été prononcée sans exécution immédiate, les juges de première instance indiquant avoir tenu compte des "montants détournés, relativement modestes" et le besoin de "préserver la liberté des électeurs", permettant ainsi à l'ancien compagnon de Marine Le Pen de conserver jusqu'alors sa mairie.

L'audience est ouverte

Les débats reprennent à la cour d'appel de Paris. Louis Alliot, vice-président du Rassemblement national, et ancien député européen de 2014 à 2017 est à la barre, costume sombre. 

Louis aliot, maire RN de perpignan, appelé à la barre

Après Marine Le Pen, c'est au tour de Louis Aliot, 56 ans, d'être appelé à la barre ce jeudi matin. 

Louis Aliot est le vice-président du Rassemblement national. Maire de Perpignan, il est candidat à sa réélection en mars. Il a été député européen de 2014 à 2017.

La justice le soupçonne d’avoir fait financer par le Parlement européen le poste de Laurent Salles, officiellement assistant parlementaire mais, dans les faits (avant son décès en juillet 2025) au service du Front national. 

Louis Aliot avait été reconnu coupable en première instance et avait saisi la cour d’appel.

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