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Audition des GAFA : Zuckerberg défend Facebook, "entreprise fièrement américaine"

Facebook n'aurait pas réussi sans "les lois encourageant la compétition et l'innovation", va déclarer ce mercredi 29 juillet son fondateur devant le Congrès américain. Mark Zuckerberg en appelle au patriotisme économique des élus.

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook à Viva Tech, jeudi 24 mai 2018
Mark Zuckerberg, PDG de Facebook à Viva Tech, jeudi 24 mai 2018 Crédit : VIVA TECH-JOLY/VIVA TECHNOLOGY/SIPA
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

Facebook est une "entreprise fièrement américaine", qui n'aurait pas réussi sans "les lois encourageant la compétition et l'innovation". C'est ce que va déclarer ce mercredi 29 juillet son fondateur, Mark Zuckerberg, lors d'une audition des quatre géants de la tech au Congrès sur d'éventuelles pratiques anti-concurrentielles.

Comme Sundar Pichai (Alphabet, maison mère de Google), Tim Cook (Apple) et Jeff Bezos (Amazon), le patron va devoir défendre sa plateforme, accusée à gauche comme à droite d'être devenue trop dominante. Dans des extraits de son discours consultés par l'AFP mardi, il présente ses arguments, et en appelle notamment au patriotisme économique des élus.

"Nous croyons dans certaines valeurs - la démocratie, la compétition, l'inclusion, la liberté d'expression - sur lesquelles l'économie américaine a été bâtie", assène-t-il. "Il n'y a pas de garanties que nos valeurs vont gagner. La Chine par exemple construit sa propre version d'Internet sur des idées très différentes, et exporte cette vision dans d'autres pays." Mark Zuckerberg avait déjà utilisé cet argument lors d'une audition en octobre sur son projet de monnaie numérique, devant la Commission parlementaire des services financiers.

Il appelle les autorités à "mettre à jour les règles de l'internet"

Il rappelle aussi qu'à son avis les gouvernements et régulateurs devraient "jouer un rôle plus actif" pour "mettre à jour les règles de l'internet" en termes de modération des contenus. Le milliardaire anticipe ainsi les critiques prévisibles qu'il risque de subir : de nombreux démocrates et la société civile sont remontés contre le réseau, jugé trop laxiste vis-à-vis des messages et vidéos d'extrême droite ou de certains propos insultants du président Donald Trump.

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Les républicains, eux, s'estiment censurés par des plateformes fondées dans la Silicon Valley, en Californie, un bastion démocrate. Mais l'audition est censée porter avant tout sur d'éventuels abus de position dominante par les quatre mastodontes.

Sur ce sujet, Mark Zuckerberg prend aussi les devant en abordant la question des acquisitions, qui lui ont permis de transformer un réseau social en empire composé de deux plateformes (Facebook et Instagram), deux messageries (Messenger et WhatsApp) et d'autres produits dérivés, des services aux professionnels aux jeux vidéo.

La question des données personnelles

Autant d'opportunités pour récolter et analyser des données personnelles, moteur essentiel de la publicité numérique, un secteur que Facebook et Google dominent largement. "Instagram et WhatsApp sont devenus ce qu'ils sont grâce à l'infrastructure de Facebook", énonce le patron.

"Ils ont mûri leurs services en utilisant l'infrastructure peu chère et sur mesure de Facebook, et ont pu s'attaquer aux spams et contenus dangereux grâce à nos équipes et à nos technologies". Depuis cette année, la famille de quatre applications a atteint les quelque 3 milliards d'utilisateurs mensuels.

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