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Algérie : la France doit-elle intervenir ?

Le climat de contestation persiste. Les Algériens demandent toujours le tenue d'élections démocratiques dignes de ce nom. La France devrait-elle se mêler de ce qui se passe actuellement en Algérie ? "Surtout pas", répond Olivier Mazerolles.

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La France doit-elle intervenir dans la crise algérienne ? Crédit Image : FRANCOIS GUILLOT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Olivier Mazerolle édité par Leia Hoarau

"Surtout pas", répond Olivier Mazerolle. Selon l'éditorialiste politique, "ce déferlement pacifique et joyeux de femmes et d'hommes, de jeunes et d'adultes, c'est l'affaire d'Algériens". Des propos qui confirment ceux de son confrère Alain Duhamel qui avait déjà, il y a quelques jours, donné son avis sur le sujet : "Le meilleur service que puisse rendre la France à l'Algérie c'est celui de la réserve, de la prudence et du quasi-silence. Moins la France parlera et mieux elle aidera le peuple algérien", avait-il déclaré.

"Les jeunes entraînent les plus âgés qui retrouvent leur dignité en osant s'opposer alors qu'ils avaient renoncé depuis les années 90", explique Olivier Mazerolle. "Ils changent aussi notre regard, à nous les Français. Jusqu'à présent, l'Algérie était vue comme une machine à exporter des migrants, parfois jihadistes. On découvre un peuple instruit, qui a l'humour décapant, créatif, qui rend hommage à ceux qui ont résisté sans relâche (...) et qui l'ont payé parfois de leur vie".

Crainte de violences et de vague migratoire

Dès le début des manifestations, c'était une armée extrêmement prudente, sur la réserve, et qui ne cherchait pas à empêcher les manifestants d'avancer, qui était à l'oeuvre. Il n'y a pas eu de tentation de la violence. Et le résultat, c'est que le peuple l'emporte.

En réalité, indique Olivier Mazerolle, la situation politique bloquée "encourage les Algériens à immigrer". Selon lui, "une Algérie démocratique, avec des perspectives, donnerait l'envie aux Algériens de rester chez eux et de participer à l'essor de leur pays". 

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Il conclut en rappelant que "personne ne sait encore comment tout cela va se terminer, mais ce n'est pas une raison pour sombrer dans le pessimisme". Selon lui, "nous n'y pouvons rien et le peuple algérien a l'air décidé. Pourquoi, pour une fois, ne pas espérer ?"

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