1 min de lecture Cancer

Australie : 3.000 ans après sa disparition, le diable de Tasmanie réintroduit

Le diable de Tasmanie a été réintroduit en Australie continentale, dans le but de préserver l'espèce. Ces mammifères sont touchés par une forme de cancer contagieuse qui décime l'espèce depuis 1996.

Un diable de Tasmanie (illustration)
Un diable de Tasmanie (illustration) Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Nicolas Barreiro et AFP

L'Australie continentale a le plaisir d'accueillir pour la première fois depuis 3.000 ans des diables de Tasmanie sur son territoire. Cette espèce de marsupiaux uniques, a été relâchée dans la nature. Il s'agit d'une "étape historique" d'un ambitieux programme de protection de l'espèce. 

L'association Aussie Ark, en charge de cette réintroduction, a annoncé que 26 de ces mammifères carnivores avaient été libérés au sein d'un vaste sanctuaire de 400 hectares à Barrington Tops, au nord de Sydney.

Pour le président de l'association, Tim Faulkner, cette opération "historique" réalisée en juillet et septembre, est la première étape d'un programme de conservation ex situ visant à créer une population préservée, le diable étant menacé sur l'île de Tasmanie par une grave forme de cancer contagieux. 

Ce projet a demandé 16 années de travail au préalable, qui a impliqué la mise en place en Australie continentale du plus grand programme d'élevage de diables, Tim Faulkner juge "incroyable" d'en être arrivé là

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"C'est comme un rêve", selon lui. "Le plus grand prédateur indigène sur le continent est le chat marsupial à queue tachetée qui pèse un peu plus d'un kilo. Ramener un animal de cette taille est quelque chose d'énorme." Le diable, pouvant peser jusqu'à huit kilos, chasse généralement les autres animaux indigènes ou se nourrit de carcasses de bêtes mortes. 

Objectif : sauver l'espèce

Aujourd'hui, le diable de Tasmanie est classé en danger d'extinction. En cause, une maladie qui frappe l'espèce depuis 1996. Il s'agit de la tumeur faciale transmissible du diable de Tasmanie. Les animaux meurent notamment de faim lorsque la tumeur atteint leur bouche, les empêchant de manger. 

Ils se transmettent ce cancer à travers les morsures qu'ils s'infligent souvent entre eux, lorsqu'ils se battent ou qu'ils s'accouplent. Cette maladie, en plus d'être contagieux, présente un risque de fatalité presque à hauteur de 100%. Celui-ci a décimé près de 85% de la population en moins de 25 ans.

On estime à 25.000 les diables toujours en vie dans la nature, contre 150.000 avant l'apparition de cette maladie. 

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