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Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors d'une allocution sur le Budget à Matignon, le 24 novembre 2025.
Crédit : Thomas SAMSON / POOL / AFP
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Le budget 2026 est un véritable canard sans tête. Sébastien Lecornu a annoncé que la France allait devoir trouver plus de 6 milliards d'économies - sans doute 8 milliards - pour payer les aides aux carburants et éponger le coût de la dette qui augmente. Un discours utile mais qui ne suffira pas.
Si on se base sur les données du gouvernement, d'importantes zones d'ombre existent. Quand le baril de pétrole augmente de 10 dollars sur un an, notre pays perd 0,1 point de croissance, selon Bercy. Le Brent oscille entre 30 et 50 dollars de plus depuis février. L'État va donc perdre 0,4 point, c'est-à-dire 10 à 12 milliards d'euros de recettes en moins.
La facture énergétique en prend aussi pour son grade. "La crise s'invite dans le réservoir des Français", a dit le Premier ministre. On évoque régulièrement le coût de nos importations de pétrole.
Le budget 2026, qui prévoyait un baril à 67,5 dollars, a été secoué par la guerre en Iran. Le prix du baril a atteint 100 dollars, donc la facture sera beaucoup plus élevée.
La revalorisation du SMIC (de +2,4% pour suivre l'inflation) est deux fois plus élevée que ce que prévoyait le budget 2026. Cela correspond à 35 euros nets de plus par mois pour les 3 millions de Français au SMIC.
Si vous comptez cette revue à la hausse, ainsi que celle des 230.000 agents de l'État qui touchent un salaire équivalent au SMIC et la revalorisation des allocations (RSA, APL et prime d'activité), la lourde facture s'établirait à 700 millions d'euros, qui n'étaient pas prévus. Pour les retraites, la question se posera en janvier 2027.
L'État devra aussi verser plus d'indemnités chômage, car les chiffres risquent d'augmenter toute l'année. Un nombre record de faillites a été enregistré au premier trimestre. Le budget repart à la dérive et le cauchemar de 2024 recommence.
Les solutions ne se bousculent pas au palier du gouvernement. La logique voudrait qu'un projet de loi de finances rectificatif voit le jour cet été, mais personne ne souhaite replonger dans le psychodrame du budget avant la présidentielle. Il faut donner les vrais chiffres et en faire un débat de la présidentielle. Sinon l'arbitre s'appellera la BCE, le FMI ou les agences de notation.
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