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Xi Jinping et Donald Trump, le 28 juin 2019 au G20 à Osaka
Crédit : Brendan Smialowski / AFP
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Donald Trump est attendu ce mercredi 13 mai à Pékin pour s'entretenir, le lendemain, avec son homologue Xi Jinping. Parmi les enjeux multiples de la visite du président des États-Unis en Chine, il y a la question du soutien américain à Taïwan. La Chine veut récupérer cette île, de facto indépendante, pour en faire une province de la République populaire.
Sauf que Taïwan est liée aux États-Unis par des accords de défense. Théoriquement, les Américains devraient donc interdire à la Chine de faire main basse sur cette économie prospère de 23 millions d’habitants, qui possède une expertise industrielle dans les composants électroniques.
L'île a d’ailleurs développé cette industrie des semi-conducteurs avec un objectif stratégique, de façon à ce que les États-Unis la défendent pour protéger ce trésor. C’est ce qu'on a appelé le "bouclier de silicium".
Mais l'inquiétude monte depuis la réélection de Donald Trump, qui multiplie les signes de soumission à Pékin sur le sujet, un peu comme le chef d'État l’a fait avec la Russie sur l'Ukraine.
Cette fois-ci, le besoin de l'aide de la Chine pour sortir du conflit avec l'Iran pourrait le faire céder. Trump peut espérer que Pékin, protecteur du régime de Téhéran, force la main des mollahs pour conclure un accord qui lui gratifie au moins une victoire symbolique via le nucléaire ou la réouverture du détroit d'Ormuz à la navigation internationale.
Il n'y a que la Chine qui a ce levier sur l’Iran, car elle est le client quasi-exclusif du pétrole iranien. Sans Pékin, la république islamique, sous sanctions, serait encore plus en difficulté.
Si Xi Jinping n'a pas souhaité intervenir entre la Russie et l’Ukraine, il est susceptible de le faire au Moyen-Orient, car la Chine a beaucoup à gagner. Elle peut non seulement jouir d'un statut de grand pacificateur, mais également faciliter l'annexion de Taïwan.
Il suffirait que Donald Trump fasse une déclaration remettant en question l'indépendance de l’île, ou qu'il renonce aux ventes d'armes qu'il lui destinait, pour donner une forme de victoire à l'empire du Milieu.
La Chine n'avait pas œuvré pour la paix en Ukraine tout simplement parce que l'Europe n’avait rien à vendre d'intéressant en contrepartie. À l'inverse, la guerre en Iran est une aubaine pour le pays asiatique : son rival américain est embourbé, et Pékin pourrait trouver l’occasion d'œuvrer à la "réunification" avec Taïwan. Les Chinois profitent de la montée des cours du pétrole, qui accélère les ventes de voitures électriques, d'éoliennes et de panneaux solaires, dont Pékin est le premier fabricant mondial.
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