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Un ouvrier de chantier devant des maisons (image d'illustration)
Crédit : Pia Bayer / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
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Les groupes pétroliers ne sont pas les seuls à profiter de la guerre en Iran. Les retombées économiques de ce conflit font également les beaux jours du secteur du BTP. Les bénéfices sont tels dans le secteur que l'Autorité de la concurrence a dû se résoudre à ouvrir une enquête pour déterminer l'existence ou non d'abus.
Certains fournisseurs du bâtiment ont annoncé des hausses de 10, 20 ou 30% sur les matériaux qu'ils vendent pour le début du mois prochain. Le dossier est en haut de la pile du médiateur des entreprises Pierre Pelouzet.
Les industries du ciment, du plâtre, de la chaux ou encore du verre sont concernées. Michel Picon, le patron de l'U2P (union qui représente les petites entreprises), avait même cité le champion du verre français Saint-Gobain.
La Fédération Française du Bâtiment ne comprend pas certaines hausses de prix actuelles. Pour fabriquer une tuile, il faut du gaz pour la cuire. Le prix du gaz a certes progressé de 50% depuis le début de l'opération en Iran, mais celui-ci ne représente pas 100% de la matière première et du coût de fabrication.
De plus, il y a des chances pour que les tuiles vendues en ce moment aient été fabriquées avant le début du conflit en guise de stock. On retrouve donc les mêmes incohérences que durant les premiers jours aux pompes à essence.
Ces hausses sont évidemment pénalisantes pour le secteur du bâtiment, dont les métiers de main-d'œuvre et les petites entreprises. Comment voulez-vous qu'un maçon, un couvreur ou un plaquiste puisse passer une hausse de plus de 10% sur un devis déjà signé ? C'est impossible.
Dans le neuf, des programmes de construction vont jusqu'à être arrêtés si le coût des matériaux augmente trop vite, comme l'indiquait Norbert Fanchon, PDG du Groupe Gambetta qui fabrique des logements neufs, dans le podcast "Le Grand Angle Eco" sur l'application RTL.
Le secteur de la construction neuve est déjà à la peine. On est face à la pire crise du bâtiment depuis 1945 : 1 permis de construire sur 4 ne devient jamais un chantier car il n'est pas rentable, selon la Fédération des Promoteurs Immobiliers. Et pendant que certains profitent, la France manque de logements à louer. Certains transforment le ciment en or et d'autres laissent béton.
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