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Seulement 2,9 milliards d'euros de primes versés : pourquoi la "prime Macron" a nettement baissé l'an dernier

La prime de partage de la valeur, surnommée "prime Macron", avait pour objectif de compenser la hausse des prix liée à l'inflation. Sa distribution a connu une nette baisse en 2025. Cette diminution s'explique par la forte chute de l'inflation.

Un client retire des espèces sur une borne de retrait (illustration).

Crédit : Isabelle Souriment / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Pourquoi c'est logique d'avoir touché moins de "Prime Macron" l'an dernier

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Pourquoi c'est logique d'avoir touché moins de Prime Macron l'an dernier

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Martial You - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Le montant de la prime de partage de la valeur, appelée auparavant prime Macron, a nettement baissé au cours des derniers mois. Une diminution expliquée par la forte chute de l'inflation. En 2023, les prix ont augmenté de 4,7%, mais les salaires n'avaient pas suivi. L'arrivée de cette prime visait donc à compenser l'écart. 

En 2025, l'inflation ne s'élevait qu'à 0,9%, et les primes ont baissé. Seulement 2,9 milliards de prime ont été versés l'an dernier, contre 4,6 milliards en 2023. Ce qui démontre que la démarche a remplacé une hausse de salaires pour compenser la flambée des prix. 

Cette prime n'est pas pour tout le monde. Seules les personnes qui gagnent moins de 5.469 euros brut (l'équivalent de trois SMIC brut par mois) peuvent en bénéficier. L'employeur fixe le montant qu'il souhaite. 

Baisse de l'inflation

Si la prime s'élève à moins de 3.000 euros (voire 6.000 euros selon certaines conditions) et que vous travaillez dans une entreprise de moins de 50 salariés, c'est exonéré d'impôts et de cotisations sociales. En 2024, 14,6% des salariés du secteur privé ont perçu une prime d'une valeur moyenne de 916 euros.

La diminution de ces primes signifie qu'on commence à rattraper notre retard sur l'inflation. Elle démontre aussi que l'État a lui-même fait des efforts, en se privant de rentrées fiscales pour combler la hausse du coût de la vie.

En revanche, la montée des prix du pétrole risque de créer des tensions dans les entreprises, car les employés vont demander des coups de pouce financiers. Il y a un risque inflationniste si la crise iranienne s'installe dans la durée. Est-ce que l'État a les moyens de faire un cadeau fiscal sur ces primes ? Ce n'est pas certain, si l'on regarde les finances publiques. 

La hausse des prix qui se profile sera peut-être plus dure qu'en 2023. Les Français risquent d'être obligés de piocher dans l'épargne (pour ceux qui le peuvent), car l'État ne pourra pas éponger la marée inflationniste.

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