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Le gazole dépasse 2 euros en France : le gouvernement cherche la parade à la flambée des prix du carburant

Face à l'explosion du prix du baril de brut, le gouvernement a lancé une campagne de contrôle des prix à la pompe. Les autorités envisagent également de mobiliser les réserves stratégiques pour maîtriser les prix.

Une station-service de Saint-Léonard, dans le nord de la France, le 9 mars 2026

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Le gouvernement, pressé par les oppositions, cherche la parade face à la flambée des prix à la pompe provoquée par la guerre au Moyen-Orient, mais refuse à ce stade d'envisager des aides publiques pour adoucir la facture en raison du coût pour les finances de l'Etat.

Le prix du brut s'envolait encore lundi, au-dessus de 100 dollars le baril. Le Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, a même flambé temporairement de plus de 28%, avant de redescendre après l'annonce d'un recours envisagé aux réserves stratégiques de pétrole par les pays du G7.

Depuis le début de la guerre, le gazole a augmenté le plus rapidement, grimpant de plus de 15%. Le carburant routier le plus utilisé en France se vendait vendredi à 2 euros le litre en moyenne, contre autour de 1,72 euro le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, selon les chiffres du gouvernement vendredi.

Le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9.400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l'été 2022. Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le gazole, carburant routier le plus consommé dans le pays, a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16%.

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Sur quelque 9.400 stations-service qui ont récemment transmis à un site gouvernemental l'évolution de leurs prix, la moyenne du litre de gazole était lundi vers 17H00 de 2,001 euros le litre. Le litre de l'essence la plus consommée par les Français, le SP95-E10, a de son côté pris 11 centimes depuis le 27 février. Il se vend vers 17 h à 1,833 euro le litre en moyenne, selon les derniers prix transmis par 7.449 stations.

Devant cette situation qui touche les automobilistes directement au portefeuille, le gouvernement a pour l'instant écarté l'idée de nouvelles aides à l'achat de carburant.

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Tous les scénarios étudiés

"Aujourd'hui il est trop tôt pour en parler. Je le redis, nous étudions tous les scénarios", a déclaré lundi matin sur RTL la ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Mercredi, elle avait tenu la même ligne, tout en jugeant "précipité" la proposition de la cheffe des députés Rassemblement national (RN) Marine Le Pen de baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses.

À écouter

Maud Bregeon annonce une réunion avec les distributeurs d'essence en fin de semaine

00:09:43

Certains pays d'Asie, très dépendants des hydrocarbures du Golfe, ont, quant à eux, annoncé des mesures pour en limiter l'impact: plafonnement des prix en Corée du sud, fin des taxes douanières au Vietnam, mécanismes d'ajustement à Taïwan... La Croatie, membre de l'Union européenne, a annoncé lundi un plafonnement des prix de l'essence et du gazole.

Maud Bregeon a, elle, mis en avant les 500 contrôles prévus entre lundi et mercredi dans les stations-service, annoncés dimanche par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

"Ces contrôles permettront notamment de vérifier que les prix déclarés sur la plateforme https://www.prix-carburants.gouv.fr" par les quelque 10.000 stations-service françaises "sont fidèles à ceux trouvés à la pompe par le consommateur (et) de vérifier le respect de la réglementation en termes d'affichage des prix", a précisé Bercy lundi. 

"En moyenne, il y a moins de 10% d'abus", a assuré lundi le ministre du Commerce Serge Papin lors d'un point presse dans les Yvelines, annonçant par ailleurs une nouvelle réunion avec les distributeurs jeudi matin.

Mal au portefeuille

De son côté, le président du RN Jordan Bardella a réitéré sur BFMTV son appel à une baisse "des taxes sur le carburant pour que l'État ne s'enrichisse pas durant la crise et redonne ces gains (...) anormaux liés à un contexte de crise, directement à nos compatriotes".

Mais baisser la TVA et l'accise sur les produits pétroliers (l'ancienne taxe TICPE), est "inconcevable", a déjà averti la ministre déléguée à l'Energie. Car cela entraînerait un trou de près de 20 milliards d'euros dans le budget de l'Etat. Et l'accise "ne dépend pas du prix du carburant", a martelé jeudi le ministère de l'Économie.

Ce jour-là, LFI a réclamé de son côté un "blocage de prix" de l'essence, car "la question du carburant rentre dans le pouvoir d'achat des Français de manière importante, y compris souvent les Français les plus défavorisés".

À écouter

"Un bouclier pour protéger les Français" : la députée LFI Clémence Guetté demande sur RTL un blocage des prix du carburant face à la guerre en Iran

00:09:57

En 2023, les dépenses de carburants et lubrifiants pesaient un peu plus du quart des dépenses de transports des ménages, un poste qui représentait alors plus de 13% du budget moyen des foyers français, selon des estimations gouvernementales - pour un parc automobile de quelque 40 millions de véhicules.

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